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Transport aérien / Le Syndicat des travailleurs de l’ASECNA demande la libération de leurs deux agents

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Transport aérien / Le Syndicat des travailleurs de l’ASECNA demande la libération de leurs deux agents © : HZK-LGDC

Depuis dimanche, deux agents de l’ASECNA se trouvaient aux mains de la gendarmerie pour « insubordination ». Lundi dernier, le dossier a atterri à la justice. Et le syndicat des travailleurs de l’ASECNA demande leur libération immédiate et la poursuite des vrais responsables.


Deux agents de l’ASECNA ont été arrêtés depuis dimanche dernier. Leur tort est d’avoir appliqué les procédures en vigueur relatives à la facturation au comptant. Le Syndicat des Travailleurs de l’ASECNA des Comores (STAC) et les représentants des Comores à l’organe communautaire de concertation et négociation dénoncent d’une seule voix l’arrestation « abusive » de leurs deux collègues. Ils demandent aujourd’hui leur libération immédiate.

« Ce sont deux simples agents qui ont exécuté des ordres. S’il y a des personnes à arrêter et à poursuivre, ce ne sont pas eux », déclare Aboubacar Said Fazul, le secrétaire général du STAC. Les travailleurs de l’ASECNA ont beaucoup insisté sur l’application stricte des procédures de l’ASECNA mais aussi du manque de responsabilité.

« On reconnaît qu’il y a eu des instructions mais de manière verbale or cela ne suffit pas pour garantir la sécurité de l’agent. Aucune instruction écrite n’a été donnée aux agents en question, conformément à la procédure en vigueur », poursuit-il, avant d’ajouter que « ce n’est pas la première fois que ce genre de problème survient. Mais on n’a vu aucun responsable venir faire une décharge et résoudre le problème rapidement ».

Le syndicat des travailleurs de l’ASECNA regrette aussi la tournure des événements. Il estime que l’affaire aurait dû rester au niveau interne à l’ASECNA et passer devant le conseil de discipline mais pas au tribunal. « Pas mal d’étapes ont été brouillés. Pour avoir désobéi à un ordre du chef, nos deux agents devraient passer devant le conseil d’administration, mais pas à la gendarmerie durant deux jours. C’est trop », soutient le secrétaire général du STAC. A la fin, ces travailleurs de l’ASECNA ont fait savoir que chaque acte a des procédures à poursuivre et que chaque agent a sa fiche d’activité.

« Moi je ne vais pas dire qu’ils ont bien fait. Mais chaque chose doit avoir une traçabilité et dans cette situation, ce n’est pas le cas », lance Moinahadidja Cheikh, la représentante du personnel. Le STAC est toujours dans l’attente d’une réponse du vice-président en charge des transports pour leur libération. Et du côté du parquet de la République, le dossier a déjà atterri mais n’est pas encore traité.

 

Mohamed Youssouf

 

 

 

 

 

 

 

 


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