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des Comores

Sécurité alimentaire à Mohéli: Les coopératives locales formées aux pratiques durables

Sécurité alimentaire à Mohéli: Les coopératives locales formées aux pratiques durables © : HZK-LGDC

Réunies le 9 février 2026 à l’auberge Les Abou, à Mohéli, plusieurs coopératives ont pris part à une formation stratégique axée sur la sécurité alimentaire et la protection de l’environnement. Portée par le projet ReSea, l’ANPI et la PFDDSA, l’initiative mise sur l’autonomisation des femmes et des jeunes pour bâtir des communautés plus résilientes face aux crises alimentaires et climatiques.


Face aux défis croissants liés à l’insécurité alimentaire et à la dégradation des écosystèmes, les acteurs locaux multiplient les initiatives. Le 9 février dernier, l’auberge Les Abou a servi de cadre à une formation dédiée aux coopératives de Mohéli, avec pour ambition de renforcer leurs capacités techniques et organisationnelles. Organisée par le projet ReSea (Régénérer les paysages marins pour les personnes, le climat et la nature), en partenariat avec l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANPI) et la Plateforme Femme Développement Durable et Sécurité Alimentaire (PFDDSA), cette session a ciblé en priorité les femmes et les jeunes engagés dans des activités productives locales. Au programme : des techniques de conservation adaptées aux réalités insulaires, notamment le séchage hygiénique, le fumage amélioré et le salage contrôlé. Ces méthodes visent à réduire significativement les pertes post-récolte, un enjeu majeur dans les zones rurales où l’accès régulier aux denrées alimentaires demeure fragile.

L’objectif est clair : garantir une alimentation plus stable, tout en valorisant les productions locales. Les coopératives de Nioumachoi, Itsamia, Mbatsé et Wanani figurent parmi les bénéficiaires. Sélectionnées à l’issue d’un appel à candidatures ayant enregistré dix postulants, quatre structures ont été retenues pour suivre le programme. Selon Mohamed Abdou Ali, directeur régional de l’ANPI, ces organisations collectives jouent un rôle central dans la résilience des communautés. « Les coopératives constituent des leviers stratégiques pour assurer la sécurité alimentaire et consolider des projets durables. Un suivi sur sept mois est prévu afin d’évaluer l’adoption effective des pratiques et d’en garantir l’ancrage », a-t-il précisé.

De son côté, Staouiya Zakaria, secrétaire de la PFDDSA, a souligné l’importance d’un accompagnement structuré pour pérenniser les initiatives portées par les femmes et les jeunes. Elle insiste sur la nécessité d’inscrire ces actions dans une vision à long terme, conciliant développement économique et préservation des ressources naturelles. En conjuguant formation technique, encadrement et suivi, cette initiative entend poser les bases d’un modèle de développement durable adapté aux réalités des îles. Une expérience qui pourrait, à terme, inspirer d’autres régions des Comores confrontées aux mêmes défis alimentaires et environnementaux.

Riwad

 


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