La Gazette

des Comores

Nouvel an musulman 1447 : Le pays a célébré l’Hégire en beauté

Nouvel an musulman 1447 : Le pays a célébré l’Hégire en beauté © : HZK-LGDC

Les enfants en habits colorés ont illuminé les rues de la capitale et de nombreuses localités du pays, à l’occasion du Nouvel An hégirien 1447. Aux quatre coins de l’archipel la journée a été marquée par une forte ferveur spirituelle, une ambiance de recueillement, mais aussi de joie partagée.


Dès l’aube, les participants ont commencé à se rassembler à Moroni pour célébrer cette journée emblématique du calendrier musulman. Écoles coraniques, associations religieuses et familles comoriennes ont pris part avec enthousiasme aux festivités, dans un esprit de foi, d’unité et de transmission des valeurs. À Moroni, la place de l’indépendance s’est transformée en un véritable théâtre de vie, de couleurs et de spiritualité. La journée a débuté par une prière collective à la grande mosquée de Badjanani, en présence du chef de l’État, avant un rassemblement solennel à la place Ajao. « C’est un grand honneur pour nos enfants de participer à cet événement », confie un parent d’élève de la madrassa de Djumoimdji, vêtu de blanc, aux côtés de dizaines d’écoliers venus des différentes écoles coraniques de la ville.

L’initiative est portée par l’association des écoles coraniques de Moroni, qui a souhaité marquer l’entrée dans l’année 1447 de l’Hégire par une cérémonie mêlant prières, discours et échanges sur les valeurs morales. La cohésion sociale et la lutte contre les dérives qui menacent les fondements de la société étaient au cœur des interventions. « C’est une responsabilité collective de préserver nos mœurs », a rappelé l’un des orateurs. Présent à cette festivité, le maire de Moroni, Omar Mohamed, a pris la parole pour souligner l’importance de l’éducation religieuse. « Il est de notre devoir de soutenir les pratiques pédagogiques dans nos établissements », a-t-il déclaré, tout en saluant la joie des enfants et l’engagement des éducateurs.

Abdallah Yahya, conseiller aux affaires religieuses à la présidence s’est réjoui de cette célébration. « C’est un événement qui réchauffe les cœurs et renforce la motivation de nos élèves », a-t-il affirmé devant l’assemblée. Mais Moroni n’était qu’un des nombreux lieux de célébration. À Dzahadjou, dans la commune d’Itsandra, toutes les écoles coraniques et associations locales se sont réunies pour une cérémonie aussi festive que solennelle. « C’est un exemple d’unité dans la foi », témoigne un membre de l’organisation. À Mbeni, chef-lieu de Hamahamet, les festivités ont pris la forme d’un grand défilé dans les rues, à la sortie de la grande prière du vendredi. Les madrassas, les scouts Ngoulou et les associations ont animé les rues au rythme des tambours et des chants religieux. « C’est une tradition vivante que les enfants attendent chaque année », explique un responsable scout. À Mitsoudjé, la population s’est rassemblée dans une atmosphère conviviale et familiale. Le chef de l’État y a pris part, non pas en tant que président, mais en simple citoyen. « C’est un moment de partage qui dépasse les fonctions officielles », confie un habitant. Partout dans l’archipel, l’appel est de promouvoir les bonnes mœurs et éduquer la jeunesse est une mission partagée. « C’est ensemble que nous construirons un avenir digne pour notre pays » conclut un imam de Moroni.

Ibnou M. Abdou

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.