La Gazette

des Comores

Migration : La protection des migrants au cœur d’une formation à Moroni

Migration :  La protection des migrants au cœur d’une formation à Moroni © : HZK-LGDC

Dans le but renforcer les capacités sur le droit maritime international et le droit international de la migration, l’Organisation internationale des migrations à travers ses bureaux des Comores et de Madagascar ont conjointement organisé une formation bilatérale de deux jours pour le personnel en charge de la gestion des frontières et de la sécurité maritime dans le deux pays. Durant deux jours, la sauvegarde de vies humaines, la sécurisation des frontières et la protection des migrants ont fait l’objet de la formation.


L’OIM aux Comores en partenariat avec l’OIM Madagascar ont organisé une formation  bilatérale de deux jours pour le personnel en charge de la gestion des frontières et de la sécurité maritime à Madagascar et aux Comores. Cette formation pour la sécurité maritime rentre dans le cadre du projet « soutenir le mécanisme de l’océan indien occidental : promouvoir la gouvernance sur les questions de migration dans la région de la Commission  de l’océan indien ». Il vise à contribuer au renforcement des capacités des pays impliqués dans sa mise en œuvre à l’instar des Comores. Selon la formatrice, Anne Althaus, cette formation a pour but de faire le lien entre droits maritimes et migration. Il s’agit de mettre les normes qui doivent être appliquées dans ce cadre et qui protègent aussi les personnes migrantes. « L’idée est de rappeler aux participants les obligations à remplir dans le cadre de leur fonction et de sécuriser les frontières, mais aussi de s’assurer que les droits humains des personnes migrantes sont respectés. Nous avons passé en revue les manquements qui peuvent être améliorés autant sur le plan juridique que pratique », souligne-t-elle, tout en assurant que le suivi et l’appui seront de mise.

Du coté des participants, la formation était courte mais riche en performances. « Nous avons acquis les compétences nécessaires pour combler les lacunes. On nous a appris les conventions internationales relatives à la protection des migrants, les conventions ratifiées et non ratifiées et sur les possibilités d’appui pour la recherche de vie en mer. On aurait souhaité que notre collaboration avec l’OIM nous apporte des appuis techniques et des moyens comme la mise en place d’un local pour les migrants. Rappelons que le pays n’en dispose pas », témoigne l’inspecteur Hassane Aboubacar Sidi.  

Pour rappel, les migrations maritimes ne constituent pas un phénomène nouveau. Depuis toujours, des hommes et des femmes ont risqué leur vie à bord d’embarcation de fortune pour partir soit à la recherche d’une vie meilleure, soit pour l’éducation, du travail, de la protection  internationale contre la persécution ou contre d’autres menaces pesant sur leur vie, leur liberté  ou leur sécurité plaçant ainsi leur destin dans les mains de passeurs peu scrupuleux, voire criminels. Et c’est dans ce cadre que cette formation s’est-elle inscrite.

Andjouza Abouheir

 


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