La Gazette

des Comores

Medias aux Comores, présentation au public

Medias aux Comores, présentation au public © : HZK-LGDC

Pour la première fois dans l'histoire médiatique des Comores, des journalistes, 4 en l'occurrence ont réuni leurs plumes pour faire un travail d'introspection sur le métier de journaliste dans notre pays. Un travail du CNPA en collaboration avec la coopération française.


Le petit livre de poche "Medias aux Comores" a fait l'objet d'une présentation simultanée dans les trois îles ce mardi 21 juin. A Ngazidja la cérémonie a eu lieu à la salle de conférence du CNPA (Conseil national de la presse et de l’audiovisuel) sous la houlette du conseiller et non moins co-auteur du livre, Ali Moindjie. De nombreuses personnalités de la presse et des diplomates de l'ambassade de France en Union des Comores ont honoré de leur présence cette première présentation. Dans son propos liminaire, Ali Moindjie a donné les raisons qui ont poussé le CNPA à entreprendre un tel travail. « Nous avions le souci d'avoir un outil de référence qui parle des difficultés de la presse aux Comores sans toutefois avoir la prétention de dévoiler la grande histoire de la presse qui est par ailleurs très jeune dans notre pays. Son ambition (le livre) est juste de porter un regard sur la pratique d'une profession à travers le témoignage de ceux qu’ils l’exercent », dit-il.


Le chef du service de coopération et d'action culturelle de l'ambassade de France Patrice Thevier a salué ce travail. « C'est un livre qui donne beaucoup d'informations, en prise avec la réalité grâce à des témoignages qui sont assez vivants et on voit bien l'attachement que vous avez aujourd'hui à cette profession », avance-t-il, tout en émettant le souhait que cette coopération puisse s'élargir dans d'autres domaines.


Le conseiller du CNPA a essayé d'aller un peu plus en profondeur dans l'analyse philosophique mais aussi dresser un portrait sociologique du Comorien vis à vis de l'information. « Le CNPA a fait le choix de laisser la parole à ceux qui font l'information et dont la diversité de parcours était susceptible d'ouvrir des pistes pour comprendre à la fois l'environnement politique et économique des médias dans l'archipel mais, aussi les conditions d'exercice de l'information dans une société qui entretient plutôt un rapport complexe avec la réalité », souligne-t-il.

 

L'écrivain et doyen Aboubacar Said Salim prenant la parole en dernier, a fait un appel au pied à tout un chacun pour que l'on revienne aux fondamentaux de la lecture. « Ce livre doit être lu, il faudrait une sensibilisation pour que les gens comprennent l'importance de la lecture et en particulier de ce livre », dit-il. En corollaire de ses propos, l'écrivain, en amoureux de la langue française qu'il est, a voulu montrer le risque d'une disparition à petit feu de la langue de Molière si rien n'est fait pour intéresser de nouveau surtout la jeunesse à se l'approprier.


Interrogée sur l'importance d'un tel support, la journaliste Faiza Soule Youssouf a montré l'importance du projet surtout à l'égard de la nouvelle génération qui doit savoir que « la presse a une histoire, il est important de savoir d'où l'on vient, où est ce qu'on en est actuellement, pour que l'on puisse rectifier le tir ensemble ». Et la présidente du syndicat des journalistes comorien de regretter « l'essoufflement du métier de journaliste dans le pays » dû en grande partie au niveau très faible de l'éducation en général ces dernières années. C’est pourquoi elle insiste sur le besoin d'établir des programmes de formation en langue comorienne pour tous ceux qui veulent apprendre davantage à connaître les rouages du métier de journaliste.

 

AS Badraoui

 

 


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