La Gazette

des Comores

Les enseignants gèlent les notes du premier trimestre

Les enseignants gèlent les notes du premier trimestre © : HZK-LGDC

Pas de remplissage des bulletins de notes, n’en parlons plus des conseils de classes du premier trimestre de l’année scolaire en cours. Le pire est à craindre car le syndicat national des professeurs (Snpc) menace d’aller au-delà si jamais le gouvernement continue de faire la sourde-oreille face à leurs revendications.


Les enseignants ne fléchissent pas en dépit des menaces du ministère l’éducation nationale. Lors d’une rencontre avec la presse au New Select le samedi 21 décembre dernier, l’ancien secrétaire régional du SNPC, Chabanne Mohamed a martelé : « Peu importe les mesures abusives que prend le ministère à l’encontre des enseignants. Bacar Mvoulana ne pourra en aucun cas démembrer nos syndicats. Ces syndicats existent depuis très longtemps et ont été légués de générations en générations. Il ne peut pas les faire tomber ».

Ce rappel est fait dans la mesure où, le ministre de l’éducation Bacar Mvoulana et son secrétaire général Saïd Soulé affligent les enseignants à coup de communiqués allant jusqu’à leur priver du droit de revendiquer leurs droits. « Le statut qui nous régit n’a pas stipulé une interdiction au syndicat de grever sans l’ordre du ministère. Cette stratégie explique la volonté du ministère de l’éducation de nuire aux principales vocations du syndicat. Le ministre ne pourra pas nous intimider. Nous allons geler les notes du premier trimestre et nous allons faire respecter le protocole d’accord signé en janvier 2024 par tous les moyens légaux », a déclaré l’ancien secrétaire régional du SNPC.

Par la même occasion, le responsable administratif et financier du syndicat a rappelé que l’époque des intimidations est révolue. Pour lui, l’ère est au dialogue social. « Le ministre actuel de l’éducation est un enseignant qui a connu bien des difficultés entre nous et le gouvernement. Il nous a rassuré de tout faire pour que le secteur prospère au moyen du dialogue. Toutefois, il a heurté la réalité. Car le gouvernement n’a pas tenu compte de la nouvelle grille indiciaire lors de l’adoption de la nouvelle loi des finances. Ce qui veut dire que les enseignants ne pourront pas bénéficier en janvier prochain d’un salaire conforme à la nouvelle grille », explique-t-il. Il poursuit : « Ce qui montre un manque de respect du gouvernement face au protocole d’accord. Et ce n'est pas tout, le ministre a sanctionné 11 enseignants syndicalistes en les affectant dans d’autres îles tout en retenant une partie ou la totalité de leur salaire. Pire, le ministre menace de remplacer les grévistes pour intimider ceux qui oseront aller à l’encontre des décisions gouvernementales ». En tout cas, le syndicat des professeurs se dit prêt à croiser le fer pour jusqu’à avoir gain de cause.

Kamal Gamal

 


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