Une activiste membre de Dawla ya haki originaire de Foumbouni a été interpellée hier dans sa localité par les forces de l’ordre. Avant elle, c’est un autre membre de ce mouvement de revendication pour le rétablissement de l’État de droit qui s’est vu confisquer son passeport par la police à sa descente de l’avion à Hahaya, le 10 juillet.
Les comoriens de l’extérieur affiliés au mouvement Dawla ya haki (État de droit), doivent-ils s’inquiéter ? Les récents évènements ne sont en tout cas pas de nature à rassurer. En effet, hier dans la journée, une militante de ce mouvement né en France après les élections controversées de 2019 a été interpellée à Foumbouni, sa localité d’origine. Très connues parmi les meneurs du mouvement, Fatima Mze Said, puisqu’il s’agit d’elle, a été conduite de Foumbouni à Moroni selon nos informations. « Ses proches sont sans nouvelles depuis ce matin (hier, Ndlr). Pour l’instant nous ignorons les raisons de son arrestation. En revanche, elle avait maille à partir avec Belou en raison de ses prises de position politiques », fait savoir Abdallah Abdou Hassani alias Agoi. Ce représentant de Dawla ya haki au niveau national affirme que la mise en cause a été aux Comores dans le cadre d’un mariage familial.
Nous avons tenté de joindre le procureur de la République de Moroni pour connaitre les raisons officielles de cette interpellation, sans succès. En attendant d’en savoir plus, il faut dire que cet évènement qui concerne un membre de la diaspora engagé au sein de Dawla ya haki est loin d’être un cas isolé cette saison. Le 10 juillet, un père de famille s’est vu confisquer son passeport dès sa descente de l’avion à l’aéroport de Hahaya, en présence de ses trois enfants âgés de 8 à 14 ans venus avec lui pour les vacances. Lui aussi très actif au sein de la diaspora comorienne de France, Hadji Mbae Soilihi espère pouvoir récupérer son passeport et raccompagner ses enfants à Paris le 11 aout prochain.
Dans un communiqué en date du 15 mai 2023, le ministère de l’intérieur avait informé « les personnalités politiques des Comores actuellement en exil à l'étranger sont formellement informées qu'elles peuvent rentrer en toute tranquillité et quiétude en Union des Comores » et ce dans « dans le cadre d'une volonté renouvelée d'affermir la concorde nationale telle qu'exprimée par le Président de l'Union Azali Assoumani ». « Un véritable apaisement du climat politique est nécessaire pour permettre à toutes les Comoriennes et tous les Comoriens de pouvoir exprimer leurs opinions sur le devenir du pays à travers les prochaines élections qui veulent inclusives, libres, transparentes et démocratiques », avait promis le communiqué qui avait ouvert depuis les portes aux Comoriens de France qui avaient peur de se faire inquiéter une fois aux Comores à cause des manifestations post-électorales déclenchées un peu partout en France au lendemain des élections de mars 2019.
Andjouza Abouheir
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