Lors d’un point de presse tenu le 16 mars dernier, le manager de la Société de Concassage Comores Chine (SCCC), Naftaly Ikbal, a tenté d’apporter des éclaircissements sur le différend opposant la SCCC à l’entreprise CBE. Selon lui, les accusations portées par le patron de CBE sont infondées. Il a également assuré que la SCCC est prête à se présenter devant la justice en cas de besoin pour assurer sa défense.
Suite à la plainte déposée par le patron de CBE, accusant la SCCC d’avoir déclenché une explosion qui aurait pu blesser l’un de ses employés, la direction de la SCCC n’a pas tardé à réagir. Entouré de leur avocat, le manager de la société a convié la presse afin d’apporter sa version des faits. « Je tiens à rassurer que les explosifs utilisés par la société respectent les normes en vigueur. Une concertation a eu lieu avec l’armée afin d’obtenir les autorisations nécessaires. Ces explosifs ne sont pas stockés sur le site, mais à la base militaire. À chaque utilisation, la société adresse une demande officielle. Rien n’est fait au hasard : des études sont réalisées en amont pour déterminer la nécessité du dynamitage », a expliqué Me Abderrahmane Hilal, avocat de la SCCC.
L’avocat a tenu à clarifier certains points concernant la gestion de la société : « Avant la reprise de la société, mon client, Hu Bo, a signé un contrat avec l’association Handoul, qui regroupe les villages de Vouni Bamdani, Oussivo et Vanabani. Il n’a pas accaparé la société, mais l’a acquise légalement, comme les précédents propriétaires. Je tiens à recadrer le patron de CBE Mahamoud qui a dit que Hu Bo a accaparé la société”. Concernant le projet hôtelier porté par la Société du Groupe d’investissement de l’archipel des Comores (SGIAC), il précise qu’un contrat a été signé avec le gouvernement comorien, en présence de deux ministres et de Hu Bo. « L’État ne garantit aucun prêt pour ce projet. La société finance elle-même les travaux, qui sont déjà en cours », a-t-il ajouté. De son côté, Naftaly Ikbal, carte à l’appui, est revenu sur l’opération de dynamitage du 4 mars : « Le centre de dynamitage se situe à 387 mètres de la maison la plus proche de l’usine de sable et de gravier de CBE. Le rayon d’explosion est de 100 mètres, ce qui laisse une distance de sécurité de 287 mètres. Les projections de pierres restent donc dans une zone sécurisée. Nos techniciens sont capables de maîtriser le rayon d’explosion entre 20 et 100 mètres », a-t-il expliqué.
Selon lui, il est donc impossible que des pierres de l’explosion atteignent les installations de CBE. « Quoi qu’il en soit, la société est prête à répondre devant la justice », a souligné l’avocat. En conclusion, Naftaly Ikbal a rappelé que Hu Bo est présent aux Comores depuis plusieurs années et qu’il mène ses activités dans le respect des règles. Il dirige notamment trois sociétés : la Société de Concassage Comores Chine (SCCC), la Société Groupe de l’Océan (SGO Cœlacanthe) et la Société du Groupe d’investissement de l’archipel des Comores (SGIAC). Depuis l’acquisition de la SCCC en 2024, plus de cent employés ont été recrutés, bénéficiant d’une assurance maladie couvrant également six membres de leurs familles. Quinze femmes des villages de l’association Handoul ont également été embauchées pour des activités d’assainissement. « Concernant le projet d’hôtel, un contrat de bail a été signé avec le gouvernement comorien. Tout est finalisé, et la construction est déjà en cours », a-t-il conclu.
Nassuf Ben Amad
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