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Fatihoudine, un militant CRC abandonne la politique pour la culture d’ananas

Fatihoudine, un militant CRC abandonne la politique pour la culture d’ananas © : HZK-LGDC

48 ans, père de 7 enfants, natif de Djoiezi à Mohéli, Fatihoudine Said était l’un des jeunes défenseurs du parti CRC à Djoiezi depuis 2001. Il a abandonné la scène politique depuis 4 ans pour se lancer dans la culture d'ananas. Aujourd'hui, il est l'un des principaux producteurs d'ananas de l’île. Il a accepté de répondre à nos questions.


Question: pourquoi  cet abandon total de la politique au profit de la culture d'ananas?

Fatihoudine Said: Après des longues années où j’étais engagé à défendre le régime Azali depuis 2001 jusqu’à 2016 puis 2018, j'ai constaté qu'on m'utilisait pour rien car je ne gagnais presque rien. C'est à partir de 2018 que j'ai abandonné la scène politique pour m'investir dans l’agriculture en cultivant des ananas. Et Dieu merci je suis parmi les grands cultivateurs d'ananas à Mohéli.

Question: Comment avez-vous fait ?

Fatihoudine Said : Mon champs est situé à Mbambani, ancien site historique où une minorité de djoieziens vivait aux années 40, devenus des nos jours, des terres agricoles. Il couvre presque 2 ha, j'ai pris 1/3 de cette parcelle pour planter des ananas. Durant ces 3 années de travail je possède plusieurs qualités de semences d'ananas donnant une variété de fruits. Donc par saison j'arrive à avoir jusqu'a 500 000 fc en vendant seulement les ananas. Pour les boutures je n'ai jamais comptabilisé le revenu car beaucoup de gens me les prennent gratuitement. Mais en moyenne je vends entre 200 à 300 fc la bouture.

Question: quelles sont les contraintes que vous avez rencontrées dans cette entreprise?

Fatihoudine Said: C'est le trajet entre le lieu du travail et la route principale. C'est  un peu loin avec une pente très abrupte. Parfois j'arrive à transporter entre 50 à 60 ananas de mon champ jusqu'à la route principale, et prendre une moto pour descendre en ville. Beaucoup d'ananas pourrissent sur le champ par manque de moyens de transport. Je pourrais payer des gens pour venir me le porter jusqu'a la route nationale mais personne n’accepte.

Question: Quel conseil donnerez-vous aux jeunes comme toi ?

Fatihoudine Said: Il y a de l'argent dans l'agriculture. C'est un métier qui demande trop de sacrifice et d’énergie mais les résultats sont toujours encourageants. Donc j’appelle les jeunes à se lancer dans l'agriculture. Peu importe le type de culture, mais tout ce qui est en rapport avec le sol est une richesse car la terre ne trahit pas.

Riwad

 


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