La Gazette

des Comores

Développement local / Une ONG internationale japonaise au chevet des pistes rurales

Développement local / Une ONG internationale japonaise au chevet des pistes rurales © : HZK-LGDC

Entretien des pistes rurales en utilisant la technologie « Do-Noh ». C’est sur une proposition de notre ambassadeur au Japon M. Mahmoud Aboud qu’une organisation non Gouvernementale japonaise dénommée « Comunity Road Empowerment « (CORE) a séjourné dans notre pays cette semaine pour faire la promotion de son savoir faire en matière d’entretien des pistes rurales.


La mission était composée de Kimura Makoto, Professeur au Département d'enseignement supérieur d'ingénierie de l’Université de Kyoto au Japon et Administrateur général de l’Ong et de Mme Yuka Iwamura, gestionnaire du projet basé à Kampala, en Ouganda. Lors de son séjour, elle a pu rencontrer le ministre en charge des infrastructures et différentes structures en charge du développement local et effectuer quelques visites de terrain.

 

L’objectif principal de l’association est d’aider à remettre les pistes rurales en état, dans les pays en développement en utilisant des sacs de sable avec la participation des résidents. Elle a pour but entre autres de sensibiliser au fait que « Chacun peut réparer ses propres routes».

 

C’est en partant du postulat que bien que de nombreux pays en développement soient des pays agricoles, ils souffrent de la pauvreté en raison du manque de développement des infrastructures rurales (routes agricoles, etc.). Et se sont dit que pouvons-nous faire pour rendre les gens des pays en développement heureux avec une technologie simple?

 

Le terme « Do-Noh » est un terme japonais qui signifie « sac rempli de terre ». La technologie « Do-noh » consiste en l’utilisation de ces sacs pour réparer et entretenir les routes en terre endommagées. Les sacs sont posés à même le sol, compactés et recouverts d’une couche de roulement en terre latéritiques. Le « Do-Noh » a une haute portance et peut supporter une charge à l’essieu de 25 tonnes. Elle utilise des matériaux locaux, des outils et de l’équipement disponible localement. Cette technique est utilisée pour l’entretien courant ou période des pistes rurales en terre.

 

Ainsi donc la question est comment les communautés peuvent-elles réparer par leurs propres moyens les routes qu'elles utilisent sans avoir recours à des équipements onéreux ? L’ONG  examine les matériaux comme la terre et le bois, qui sont à l'origine du génie civil, et propose de nouvelles méthodes de construction en démontrant ses capacités techniques en tant qu'ingénieur afin que les résidents locaux eux-mêmes puissent les utiliser efficacement.

 

En outre, en tant qu’agent de développement, l’Ong met en place un système permettant aux communautés de fonctionner par eux-mêmes par le biais d’un transfert de technologie. Et cela fait ressortir leur motivation et leur confiance, ce qui leur procure un grand sentiment de bien-être.

 

Par ailleurs, la mission s’est dit intéressée à l’écotourisme lors d’une visite à la Maison de l’Ecotourisme de Ngazidja ». Et cette façon de travailler permet de créer des emplois jeunes en encourageant l'établissement de PME visant au développement durable par le biais de l'apprentissage des techniques d'aménagement de routes non revêtues en ayant recours aux méthodes de construction "Do-Noh", une méthode à haute intensité de main d’œuvre (HIMO) pour l’entretien des routes en terre. L’Ong travaille avec seize pays africains. Au Kenya des jeunes se sont inspirés de cette technique pour créer des PME dans le secteur.

 

Mmagaza


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