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des Comores

Crash Yemenia: Les assureurs doivent de nouveau mettre la main à la poche

Crash Yemenia: Les assureurs doivent de nouveau mettre la main à la poche © : HZK-LGDC

Peine maximale confirmée pour la compagnie Yemenia, condamnée par le tribunal de Paris pour le crash du vol A310 au large de la Grande-Comore dans la nuit du 29 juin 2009. Quinze ans après les faits, la justice française vient d’infliger à la compagnie yéménite une amende maximale de 225 000 euros.


« Quelle que soit la peine que votre cour prononcera, elle paraîtra dérisoire au regard de leur souffrance. Je ne vois aucune circonstance atténuante dont pourrait bénéficier la compagnie. » Ces paroles sont celles de l’avocate générale près la cour d’appel de Paris, Claire Malaterre s’adressant aux familles de victimes peu de temps avant le prononcé du verdict final.

Tout au long du procès, le ministère public n’a cessé de démontrer les failles et les carences de la compagnie qui ne s’est jamais soucié du bien-être de ses clients. « Défaillances d'une compagnie qui n'a jamais rien fait pour faciliter le travail de la justice » ou « aider les familles à comprendre ce qu'il s'est passé » a martelé le ministère public selon des propos rapportés par nos confrères de Outre-mer 1ere. Cette amende maximale requise par le tribunal vient confirmer ce qui a été prononcé en appel et dont la compagnie avait fait appel « À l'issue du premier procès du 9 mai au 2 juin 2022, la compagnie yéménite avait été condamnée à l'amende maximale de 225 000 euros. Elle avait fait appel. La décision de la cour d'appel sera rendue le 10 septembre 2024 », rapporte notre source.

Faut-il rappeler que cet accident avait fortement et continue à marquer de nombreuses familles comoriennes qui ne pourront jamais faire le deuil des 152 victimes recensées lors de cette nuit fatale. Selon les experts, si l’état technique de l’appareil n’était pas à l’origine de cet accident, c’est bien une série d’erreurs de pilotage. « Les investigations menées sur les boîtes noires, retrouvées fin août 2009 par 1 280 mètres de fond, avaient permis de conclure que l'accident était dû à une série d'erreurs de pilotage » qui a fait sombrer la Yemenia dans les abimes faisant une seule rescapée, la jeune Bahia Bacar, quinze ans à l’époque.

Loin d’être un apaisement, le verdict va tout de même permettre à certains de tourner la page de ce long combat. « Si ce verdict ne va pas nous rendre nos familles, il va nous permettre néanmoins de vivre avec le sentiment que justice a été rendue même si la plaie reste béante » qui a duré pas moins de quinze années.

Imtiyaz

 


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