A l’instar des autres pays, l’Union des Comores a soumis en 2015 sa Contribution Prévue Déterminée au niveau National (CPDN) dans laquelle elle ambitionne de réduire ses émissions de GES à l’horizon 2030 de 84% environ par rapport aux émissions projetées pour la même année selon un scénario de référence.
Afin de participer à l’opérationnalisation de l’Accord de Paris et de répondre à la demande des Pays en développement (PED) en termes de soutien à la mise en œuvre de leur Contribution Déterminée au niveau National (CDN), l’Agence Française de Développement (AFD) a mis en place dès 2017 une Facilité Adapt’Action sur une période de 4 ans en faveur de 15 pays dont les Comores. L’objectif de la Facilité Adapt’Action est de jouer un rôle d’effet de levier pour accélérer les investissements présentant des co-bénéfices « climat ».
Dans son allocution le directeur adjoint de l’AFD M. Philippe BOSSE a présenté les trois axes qui compose l’Adapt’Action. C’est ainsi que l’axe un vise la consolidation pour l’appui à la mise en place d’une gouvernance « climat » locale permettant la mise en œuvre réussie et le suivi de la CDN, en conduisant des activités de renforcement des capacités pour l’ensemble des acteurs, à l’échelle de l’ensemble des territoires. L’axe deux est une déclinaison des CDN dans 1 ou 2 politiques publiques sectorielles auxquelles sont adossés des plans d’action concrets portant sur des secteurs clés impactés par le changement climatique.
Cet appui se fera principalement dans le domaine de l’adaptation. Et le troisième axe est la réalisation d’études de préfaisabilité, faisabilité, vulnérabilité ou études techniques et financières pour 1 à 3 programmes et projets « climat » structurants et transformationnels, notamment dans le domaine de l’adaptation et l’appui à la recherche de financement.
L’objectif général du projet vise à accompagner l’Union des Comores et notamment le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Environnement (MAPE) et la Direction Générale de l’Environnement et des Forêts (DGEF) dans le processus de révision à la hausse de sa CDN et l’élaboration du plan de mise en œuvre et ce, dans le cadre de l’Axe 1 de la Facilité Adapt’Action et conformément au dispositif de révision mis en place dans l’Accord de Paris qui prévoit une première révision obligatoire des engagements en 2025 mais invite les pays à le faire dès 2020.
Dans son intervention le Secrétaire Général du ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Environnement M. Daniel Ali Bandar, a déclaré que « nous devons axer nos réflexions sur des choix raisonnés et éviter que chacun ne veuille tirer la couverture sur soi mais d’aboutir à des résultats qui feront que la bonne gouvernance se reflète sur des échanges d’informations fiables. Le travail que nous entamons doit contribuer aussi à éclairer les autorités sur le niveau d’ambition en la matière et devrait dans une certaine mesure figurer dans l’allocution du chef de l’Etat lors du sommet sur le changement climatique qui sera organisé par l’ONU en septembre prochain ».
Les participants ont eu à validation de manière collégiale la liste des parties prenantes à associer au processus et désignation d’un point de contact dans chaque institution/organisme retenue. Ils ont eu à identifier des données et les documents pertinents en rapport avec le changement climatique qui devront figurer dans l’inventaire. Par ailleurs des discussions sur l’outil à utiliser pour un recensement harmonisé des données et discussion d’un outil de partage en ligne de ces données à moyen terme ont été menées. Et enfin des discussions sur un cadre de concertation à mettre en place pour faciliter la collecte et le partage des données durant ce processus et discussion sur les modalités de mise en place d’un cadre pérenne.
Mmagaza
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