La Gazette

des Comores

Cérémonie officielle des droits des enfants: Pour une justice protectrice des femmes et des enfants

Cérémonie officielle des droits des enfants:  Pour une justice protectrice des femmes et des enfants © : HZK-LGDC

Le président Azali Assoumani a célébré hier à Pomoni Anjouan la double journée internationale des droits de l'enfant et de lutte contre les violences à l'égard des femmes et des filles. Le locataire de Beit Salam a parlé de l'enfant, un être sensible devant être protégé et éduqué.


A l'occasion de la célébration de la journée internationale des droits de l'enfant et contre les violences faites aux femmes et aux filles, organisée à Anjouan, le gouvernement veut sécher les larmes des femmes et des filles victimes de toutes formes de violence. Le chef de l’Etat promet des meilleurs lendemains aux femmes et aux enfants tout en montrant que désormais « les enfants prennent le contrôle de la justice ». « Les chiffres sur les violences que subissent les femmes et les enfants témoignent de l'ampleur que prend ce phénomène dans le pays. Contrairement à la culture, à la coutume et aux us du pays basées sur la valorisation des femmes et des enfants, il est inquiétant d'entendre parler des femmes ou des enfants enlevées, violées ou maltraitées. Ces violences ont des conséquences à vie aussi bien sur les victimes que sur le développement socio-économique du pays », regrette le président Azali Assoumani.

Il assure que son gouvernement et lui-même sont déterminés à prendre des mesures encore plus strictes pour lutter contre le fléau surtout que la plupart des cas d’agressions sexuelles relèvent de l'inceste. « Le constant est très désolant car la majeure partie des violences et agressions sont commises par des membres de la famille ou des proches », déplore-t-il. Pour insister sur les faits, le président Azali a rappelé que plusieurs lois ont été votées et promulguées concernant la prévention et la lutte contre les mauvais traitements infligés aux femmes et aux enfants. «Toutefois, tant que ces textes réglementaires ne seront pas traduits en acte concret, la situation continuera de se dégrader », poursuit-il pour pointer du doigt les juges et les avocats sur l'application stricte de la loi.

Pour la ministre de la santé Loub Yacoutti, les deux événements devaient se coupler pour des raisons du calendrier chamboulé par la Covid-19. « Force est de constater que les femmes et les enfants sont les plus exposés aux conflits sociopolitiques et armées ainsi qu'aux aléas climatiques qui secouent une grande partie de la planète. Le gouvernement est conscient de nombreux défis à relever en terme de besoins d'éducation, de santé, d'infrastructures, de sécurité et en terme de lutte contre les violences basées aux genres. Toutefois le pays dispose d'un véritable arsenal de lutte contre ces phénomènes, c'est la justice », dit-elle.

La représentante de l’UNICEF aux Comores tient à féliciter le gouvernement comorien et l’ensemble des acteurs, aussi bien étatiques, du secteur privé et de la société civile, pour l’amélioration des conditions des enfants, des femmes et des filles aux Comores. « Certes, aujourd’hui nous célébrons les avancées importantes faites par l’Union des Comores. On peut citer : une réduction des décès maternels et la baisse de la mortalité des enfants de moins de 5 ans; des progrès majeurs dans la scolarisation des enfants ; les textes de loi adoptés qui protègent les enfants et les femmes, la mise en place de structures de protection de la femme et de l’enfant, ainsi que les ressources humaines, matérielles et financières qui ont été allouées afin que les conditions de vie des femmes et des enfants puissent s’améliorer. Cependant, il subsiste encore beaucoup d’inégalités, et de difficultés pour un grand nombre d’enfants et de femmes à accéder aux services essentiels de base, santé, éducation, à l’eau potable et à l’assainissement, tout comme à un environnement protecteur », dit-elle. 

Pour l’édition 2021 de la Journée mondiale de l’enfance, le thème retenu aux Comores ‘‘les enfants des Comores prennent le contrôle des palais de justice’’ a vu les enfants prendre les commandes des palais de justice de Moroni, Fomboni et Mutsamudu tout au long de la semaine. « Cette initiative ne doit pas être simplement une opération ponctuelle ou une séance photo. Elle offre aux enfants une chance d'explorer leurs droits et de mieux comprendre comment les décisions sont prises. C'est aussi l'occasion d'exprimer leurs préoccupations et de proposer des solutions qui sont écoutées et mises en œuvre de manière significative par les adultes et les décideurs », conclut-elle.

Kamal Gamal

 


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