Une mission du Royal Botanic Garden est présente à Moroni depuis trois semaines pour aider les Comores à préserver un palmier endémique rare appelé Ravenea moorei. Les experts ont formé les responsables locaux aux techniques de conservation et de multiplication de cette espèce en danger critique d'extinction.
Le Ravenea moorei, une espèce endémique des Comores, n'existe nulle part ailleurs dans le monde. Les spécialistes du Royal Botanic Garden, dirigés par le chercheur principal William J. Baker, considèrent cette espèce comme le "cœlacanthe des forêts". Ce palmier est extrêmement rare et menacé, ce qui nécessite des actions urgentes de préservation et de reproduction. « C’est une espèce très rare, c’est pourquoi nous sommes ici pour aider les Comoriens à la conserver et à la multiplier », a déclaré M. Baker.
Avec le soutien de Mohamed Andiliyat, directrice de l’Herbier national, la mission a identifié quatre espèces rares de palmiers sur l'archipel : le Ravenea moorei, située exclusivement à l’ouest du mont Karthala ; le Ravenea hildebrandtii et Dypsis lanceolata, présentes sur les îles et Dypsis cabadae, que l’on trouve à Hamboda. Parmi ces espèces, le Ravenea moorei est le plus menacé. « Il est impératif de le protéger pour éviter sa disparition », a ajouté M. Baker. Il a également rappelé les progrès réalisés depuis leur première mission l’an dernier et souligné l’importance du travail accompli cette année.
La mission s’est répartie sur trois semaines, visitant successivement Mohéli, Anjouan et Ngazidja. Selon Mme Andiliyat, ces experts jouent un rôle clé en aidant à mieux comprendre l’écologie de ces espèces uniques et en sensibilisant la population locale. Elle a insisté : « Ce palmier est votre patrimoine ; il faut absolument le préserver, car il est unique au monde. »
Pour renforcer ces efforts, l'Herbier national prévoit de collaborer avec les étudiants et les Aires Protégées afin de multiplier ces espèces dès janvier prochain. « Nous irons sur le terrain pour mettre en œuvre des techniques de reproduction et sensibiliser la population », a-t-elle annoncé. Elle a également souligné que le Ravenea moorei est encore plus emblématique que le cœlacanthe, car ce dernier, bien que découvert pour la première fois aux Comores, n'est pas endémique. En revanche, le Ravenea moorei est une espèce native des Comores, inexistante ailleurs.
MY
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