La journée internationale des droits de l’homme a été célébrée à Moroni le week-end dernier, en présence du président de la République, Azali Assoumani. Cette commémoration a été l’occasion pour le chef de l’État et son gouvernement de sensibiliser la population sur l’importance des droits humains et le rôle de chaque citoyen dans leur promotion.
A l’instar de nombreux pays ayant promulgué la déclaration universelle des droits de l’homme, les Comores ont célébré cette journée. Lors de son allocution, le président de l’Union a rappelé que vivre dans un pays où les droits humains sont respectés garantit la liberté et la dignité de chacun : « Nous devons être fiers des efforts du ministère de la Justice, de la Commission nationale des droits de l’Homme et de la délégation nationale pour le respect des droits humains. Ici, chacun a le droit d’apprendre, de circuler et de vivre en toute sécurité. Dans beaucoup d’autres pays, ces droits ne sont que des mots », a-t-il déclaré. Avec une pointe d’humour, il a ajouté : « Sans citer de pays, certaines nations adoptent des devises, mais ne garantissent pas le même droit à toutes les femmes. Chez nous, tous bénéficient des mêmes droits, et nous devons continuer à protéger ces valeurs universelles pour le bien-être de chaque citoyen. »
Pour l’occasion, le président Azali a reçu le cinquième rapport sur la situation des droits humains aux Comores, remis par la présidente de la CNDHL, Sittou Raghadat Mohamed. Celle-ci a profité de l’occasion pour souligner les avancées réalisées dans le pays, telles que les ateliers de prévention des violences basées sur le genre à travers le projet Shawiri, les formations destinées aux forces de l’ordre pour la protection des femmes et des enfants, ainsi que les actions menées par les cadis contre les mariages forcés. Elle a également évoqué les efforts visant à améliorer les conditions de vie en milieu carcéral. Mme Sittou Ragdat a affirmé : « Cette journée est un moment de réflexion et d’engagement. La CNDHL met la promotion des droits humains au cœur de ses priorités et s’apprête à déposer sa candidature auprès de l’Institution universelle des droits de l’Homme afin que les Comores atteignent le statut A. »
Le président de la Fondation des droits de l’Homme, Bounou, a rappelé que cette journée « n’est pas une simple célébration, mais un moment de sensibilisation qui permet de mettre en lumière les actions concrètes en faveur des droits humains. » Parmi les partenaires présents, James T. Bot, coordonnateur résident du système des Nations Unies, a insisté sur l’importance de l’engagement collectif : « Les droits humains se vivent au quotidien et constituent le socle du développement social. Ils ne se défendent pas seuls, mais exigent une mobilisation constante pour devenir une réalité tangible. Au nom du SNU, nous renouvelons notre engagement à accompagner l’Union des Comores dans cette mission. » Enfin, le ministre de la Justice a rappelé que le pays a récemment achevé son quatrième cycle de l’EPU en 2024, tout en préparant le cinquième cycle, conscient que les défis restent immenses.
Kamal Gamal
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