La Gazette

des Comores

Éradiquer le paludisme d’ici l’année prochaine

Éradiquer le paludisme d’ici l’année prochaine © : HZK-LGDC

Pour être à jour dans la politique d'éradication du paludisme dans le pays d'ici 2021, les responsables ont décidé de s’attaquer à la chaîne de propagation.


Comment stopper la chaine de propagation du paludisme ? Tel est le sujet abordé par les responsables de la lutte contre le paludisme dans le pays en présence du chef du suivi et d'investigation du paludisme, le docteur Hafidhou Mohamed. La politique du gouvernement prévoit d'éradiquer l'épidémie d'ici 2021 et ça reste un grand défi à relever, compte tenu du nombre des cas qui explosent à Ngazidja. Selon le coordinateur du PNLP (programme national de lutte contre le paludisme), la situation est inquiétante dans l’île. En effet, rien qu’en 2020, on a enregistré 3181 dans le pays et les chiffres montrent toujours que Ngazidja reste le mauvais élève. « Cela démontre clairement que des efforts devront être multipliés avec des actions de sensibilisation à Ngazidja », recommande le docteur Affane Bacar.

 

Le constat est clair. Les moustiquaires ne sont pas utilisées et plusieurs gîtes larvaires positifs sont dans les villes. Des objets en abandon constituent également ces gîtes. Face à cette situation, les agents se veulent rassurants et aucune hypothèse n'est à exclure. D'après le coordinateur du PNLP, pour couper la chaine de transmission, la déclaration des cas devra se faire avant les 24 heures afin de permettre à l'équipe des investigations de faire le suivi et le traitement. « On doit faire des prélèvements et des traitements de masse à Ngazidja. Il faut que la population comprenne que ce combat est pour nous tous. Ils devront collaborer avec les équipes d'investigation, éliminer les récipients et les objets abandonnés pouvant constituer des gîtes larvaires et dormir avec les moustiquaires », invite-t-il, tout en rappelant que la maladie n'est plus dans les autres îles mais que les cas enregistrés sont des cas importés de Ngazidja.

 

Pour aider la population, le PNLP va mettre en place une nouvelle politique consistant à demander aux gens à avoir des poissons carnivores dans les bassins et citernes. « Nous sommes là pour aider mais il faut que la communauté s'implique également. Ces poissons sont connus par leur efficacité dans l'éradication des moustiques. La santé prime, aidons les équipes sur le terrain dans cette lutte commune », souligne Ramzaty Soule Said, entomologiste nationale au PNLP.

 

Andjouza Abouheir

 

 


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