La Gazette

des Comores

À quand des dispositions sûres au niveau des frontières ?

À quand des dispositions sûres au niveau des frontières ? © : HZK-LGDC

Le virus Ebola déclaré en Ouganda continue à faire des ravages. Des pays de proximité tel que la Tanzanie sont en alerte maximale. Malheureusement, aux Comores aucune mesure n’a été encore annoncée alors que le renforcement de la surveillance doit être primordial.


Alors que la Tanzanie, pays voisin a émis une alerte au virus Ebola, déclaré en Ouganda en septembre dernier, l’Union des Comores n’a toujours pas pris des mesures préventives au niveau des frontières. Pourtant, nombreux sont les comoriens vivant en Ouganda et font des allers et retours entre la Tanzanie, l’Ouganda et d’autres pays voisins. D’après les informations de l’OMS, l’Ouganda a dépassé la barre des 30 cas dans le district de Mubende où l’épidémie a été déclarée le 20 septembre dernière. Ladite organisation n’exclut pas une  propagation dans les pays voisins. Le cumul des décès confirmés et suspects s’élève à 23.

Selon une source autorisée, une délégation composée par le ministre de l’intérieur, du ministre des transports et le secrétaire général de la santé en compagnie d’une épidémiologiste de l’Oms ont été aperçus à l’aéroport des Comores, surement pour voir les mesures préalables pour le renforcement de la surveillance au niveau des portes d’entrée. En tout cas, aucune information n’a été communiquée par les autorités sanitaires.  

L’histoire de la Covid doit nous interpeller. En 2020 lors du déclenchement de la covid-19, les autorités avaient accusé un retard dans la prise décision. L’Oms a appuyé l’élaboration d’un  plan national de préparation et de riposte à une épidémie éventuelle à virus Ebola. Ce plan  existe depuis, avait été révisé lors de la menace de 2019, et une réunion est tenue le 21  septembre dernier pour une révision de ce plan face à la menace actuelle. À quand sa mise en application ? Seule le ministère pourra répondre à cette question. 

Lors d’un entretien  avec le directeur général de la santé en septembre, il a promis de faire du  renforcement de la surveillance sa priorité. Depuis, la question de la surveillance reste toujours sur la table. Pour rappel, aucun traitement ni vaccin, n’existe pour la souche du virus soudanais, type d’Ebola qui sévit en Ouganda. Il s'agit d'un virus mortel dont les premiers symptômes peuvent inclure une fièvre, une faiblesse intense, des douleurs musculaires et un mal de gorge. Et les stades ultérieurs peuvent inclure des vomissements, des diarrhées et, dans certains cas, des saignements internes et externes et d’une période d'incubation allant de deux jours à trois semaines. La maladie peut être associée à d'autres maladies telles que le paludisme et la typhoïde.           

Andjouza Abouheir

 


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