La Gazette

des Comores

« Le pays doit investir dans la santé mentale »

« Le pays doit investir dans la santé mentale » © : HZK-LGDC

Pour la deuxième année consécutive, l’association Espoir célèbre la journée mondiale de la santé mentale. Elle appelle les pouvoirs publics à investir dans la santé mentale et à offrir un accès équitable aux soins.


À l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale, l’association Espoir a célébré samedi 21 octobre dernier à Moroni l’évènement en présence de l’association des psychologues, des universitaires, etc. « La santé mentale est un droit humain universel », tel est le thème choisi cette année pour célébrer cette journée, dans le but de mieux faire connaître cette question et de mener des actions pour favoriser et protéger la santé mentale de chacune et chacun en tant que droit humain universel. Toute personne a droit à un meilleur état de santé mentale possible. Elle a notamment le droit d’être protégée contre les risques pour la santé mentale, le droit de bénéficier de soins, acceptables et de bonne qualité, et le droit d’être libre, indépendante et intégrée dans sa communauté.

Dans son discours, la présidente de l’association Espoir Farah Moussa a précisé que cela fait une année que l’association a été créée dans le but d’accompagner les personnes atteintes par ces pathologies. Cette journée est l’occasion de susciter un regain d'intérêt à l'égard des maladies mentales dont la charge ne cesse de s'accroître en Afrique et aux Comores. « Cette situation a des origines multiples notamment le désespoir d'un avenir meilleur, l'augmentation de la consommation d'alcool et de drogue surtout chez les jeunes, l'anxiété, le stress, l'isolement social et autres », montre-t-elle. Pour atteindre son but, l’association veut créer des ressources de communication pour interpeller ou faire changer le regard sur les troubles psychiques. « L’idée est de sensibiliser et mobiliser l'opinion publique en donnant la parole aux malades et à leur entourage pour que la maladie psychique ne soit plus un tabou », souligne-t-elle, avant d’ajouter que « le pays doit investir dans la santé mentale et à un accès équitable aux soins de santé mentale. Aujourd'hui la visite médicale au pôle santé mentale d'El-Maarouf coûte plus cher que toutes les autres spécialités ».

De son coté, un des responsable de l’association des psychologues aux Comores Ben Ali Khaer a expliqué que la santé mentale ne se limite pas à l'absence de maladies, mais englobe un état de bien-être où chacun peut réaliser son potentiel, faire face aux défis de la vie et contribuer de manière productive à la communauté. « Dans le monde d'aujourd’hui où les pressions, les préoccupations et les transitions sont omniprésentes, il est impératif que nous reconnaissions et soutenions les besoins de nos esprits autant que nous le faisons pour nos corps. En tant que psychologues, nous sommes témoins des effets dévastateurs que les troubles mentaux non traités peuvent avoir sur les individus et leurs proches. Notre mission est de fournir un soutien empathique, des outils efficaces et un espace sécurisé pour que nos patients puissent explorer leurs émotions, leurs pensées et leurs comportements. Mais cela va au-delà du traitement individuel », précise celui qui invite chacun à éduquer, à briser les stigmates et à promouvoir une culture de compréhension et de bienveillance envers les défis de santé mentale.

Andjouza Abouheir

 


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