Octobre rose dure jusqu'au 5 novembre. Cette période dédiée à la femme et à la lutte contre le cancer du sein est un combat pour tout le monde. Moroni Accueille, ACCF et CIM font front commun pour sensibiliser les femmes à se faire dépister pour connaître son statut. Pour toutes ces forces unies, la mission est unique « vaincre le cancer ».
La lutte contre le cancer du sein est célébrée le long du mois d’octobre. Aux Comores, c’est la deuxième fois que cet événement d’octobre rose est célébré. Aux côtés de l'Association Contre le Cancer de la Femme (ACCF), l’association Moroni Accueille et le Centre d’imagerie médicale (CIM) du docteur Soimihi se sont mobilisés pour sensibiliser les femmes sur les dangers de cette maladie, encore plus à se faire dépister pour connaître son statut. Bien que plusieurs activités y soient organisées à travers cet événement, vendredi dernier, les membres de Moroni Accueille ont convié ces femmes engagées dans cette lutte dans une causerie dans un hôtel de la place à quelques kilomètres de la capitale.
Un moment de discussion riche en connaissance et en partage qui a permis à l’assemblée d’établir les voies et moyens pouvant contribuer à la lutte et à la victoire contre le cancer du sein. « Nous sommes à la deuxième édition de notre campagne de sensibilisation contre le cancer du sein. C’est ensemble et avec beaucoup de régularité que nous pouvons faire mieux pour éradiquer cette maladie », lance d’emblée la présidente de Moroni Accueille, Amina Mzé. Après une vidéo témoignage d’une victime du cancer du sein, l’assistance a pris la parole à tour de rôle et chacune parmi elles, à donner son point de vue sur ce qu’elle pense de cette maladie qui selon elles « reste un tabou » pour notre société.
De son côté, Nailati Abdou, gynécologue-obstétricienne montre que la lutte contre le cancer est liée à plusieurs facteurs. Et pour cette praticienne, les femmes doivent se faire dépister à 40 ans et alors une fois tous les deux ans. « La puberté précoce, la ménopause tardive, grossesse tardive et l’absence de l’allaitement constituent des causes au cancer du sein », explique le médecin en rappelant aussi que « il y a des familles à gênes de cancer et constituent un facteur de risque ». Pour Nailati Abdou, les facteurs de risque sont plusieurs à l’instar du tabagisme, de l’alcoolisme, de la sédentarité et de l’obésité. « Le cancer du sein tue beaucoup mais il guérit en pourcentage », nous confie la gynécologue.
Pour cette deuxième édition de campagne de sensibilisation, les organisatrices se félicitent de la réussite. La directrice du centre d’imagerie médicale du docteur, Haoulat Ibrahim dit que contrairement à l’année dernière (29 mammographies), cette année (du 5 au 16 octobre) ce sont 122 mammographies qui ont été réalisées et 25 parmi elles ont été financées par l’association Moroni Accueille.
De l’autre côté, la présidente de l’ACCF, Warida Housseine appelle à plus de sensibilisation bien qu’elle reconnaît que « ce n’est pas une mission facile ». « Notre mission n’est pas la moindre car nous devons sensibiliser, accompagner les malades et lever les tabous sur la maladie. Malgré cela, nos difficultés sont les plus nombreuses à la fois financières et structurelles », avance la présidente. Toutes reconnaissent le plus dur avec une telle maladie et affirment qu’elle ne touche pas que la victime mais toute la famille aussi. « Le cancer ne doit pas nous vaincre. C’est plutôt à nous de le vaincre », conclut la présidente de l ’ACCF.
A.O Yazid
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