La Gazette

des Comores

Vitilikom pour soutenir les personnes atteintes du vitiligo

Vitilikom pour soutenir les personnes atteintes du vitiligo © : HZK-LGDC

Parce que tout combat mérite d’être soutenu, l’association Vitlikom a vu le jour le 25 juin dernier. Elle a pour but de sensibiliser la population, sur la maladie de vitiligo, maladie de la peau et de promouvoir une meilleure acceptation des personnes atteintes.


À l’occasion de la journée mondiale de la maladie dermatologique vitiligo, une association comorienne répondant au nom de Vitilikom a vu le jour, afin de briser les tabous et soutenir les personnes atteintes de cette pathologie. Lancée par Soibrat Chakira, cette initiative vise à sensibiliser le public sur cette maladie de la peau et promouvoir une meilleure compréhension et acceptation des personnes atteintes, mais surtout d’encourager les porteurs de la maladie.  En effet, le vitiligo est une maladie auto-immune chronique qui provoque la perte de couleur de certaines zones cutanées, ce qui entraîne l'apparition de taches blanches sur différentes parties du corps. Le Vitiligo n'est pas contagieux, ses causes exactes ne sont pas entièrement comprises. Elle affecte aujourd’hui des millions de personnes dans le monde. 

Dans leur page Facebook, quelques personnes atteintes par cette pathologie se sont livrées, une occasion de plus pour mieux sensibiliser et conscientiser la population. Comme le slogan  le précise, « ensemble, nous pouvons faire une réelle différence en sensibilisant tout le monde et en créant une société plus inclusive pour tous ». Certaines personnes l’ont découvert plus  jeune, d’autres à un âge plus avancé. Pour la présidente de l’association, l’acceptation a été tout un combat, soutenue par ses proches, aujourd’hui, elle s’engage à son tour pour apporter son soutien aux autres.

« Apparu cela fait déjà 5 ans, j'ai eu du mal à accepter mon vitiligo. Plus d'une année de dépression, j'étais au plus bas. La différence est assez mal acceptée au sein de notre société, c’est visible dans le regard porté par les gens dans la rue, et les questions déplacées qui peuvent être posées. Avant, ces agissements me touchaient, car l’image que l’on se fait de soi prend un coup. Il m'a fallu du temps et beaucoup de travail sur moi pour enfin réussir à surmonter cela et bien sûr avec l'aide de ma famille et mes amis auxquels je resterai toujours reconnaissante. Grâce à leur soutien, aujourd'hui je le vis bien et j'en ai fait ma particularité. Le vitiligo m’a donné une force de caractère et une tolérance à la différence. Aujourd'hui je m'engage à aider les autres surtout à mieux s'accepter », déclare-t-elle.

M’madi Nassim, jeune étudiant, résidant de Moroni, il a découvert sa maladie à l’âge de 14 ans. Il a su s’accepter et conscientise à son tour. « La première fois que j’ai remarqué la dépigmentation j'avais 14 ans, c'était l'âge où presque tous les hommes commencent à se définir à se trouver une route. Dieu merci j'ai pu me prendre en main avec l'aide de ma famille, mes amis et même le soutien de ceux que je ne connaissais pas. Je ne dis pas que je n’ai pas eu du mal au début, mais je n'ai jamais essayé de le cacher, au contraire je l'exhibe pour montrer ma différence. Ce que j'aime c'est quand je parle de ma maladie j'essaye d'être le plus épanoui possible et montrer que je suis à l’aise et comme l'a dit Dr Mina (membre de l'association VitiliKom), nous, Dieu nous a donné la dépigmentation de la peau mais ils y’a ceux qui ont des maladies plus graves que les nôtres. Alors oui, je suis Nassim et j'ai le Vitiligo », assume-t-il.

Andjouza Abouheir

 


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