La proximité entre la Tanzanie et les Comores pousse les autorités sanitaires à miser sur la vigilance. Le pays est en d’alerte face au virus Marburg qui a fait son apparition en Tanzanie. Les autorités sanitaires sont en phase de préparation et de sensibilisation pour toute éventualité.
Après le Rwanda et l’Ouganda, c’est autour des Comores de déclencher l’alerte face au virus Marburg. Détecté en Tanzanie dans la région Kagera au nord-ouest du pays depuis le 21 mars dernier, le virus Marburg de type Ebola a réussi à tuer cinq personnes et plus de 200 cas contacts recensés. Dans le pays, le ministère de la santé a annoncé à travers un communiqué une surveillance accrue aux frontières aériennes et maritimes, et une mise en alerte des équipes d’intervention rapide pour isoler d’éventuels malades entrant dans le territoire. Joint par nos soins, le responsable de la surveillance épidémiologique Dr Ibrahim Mhoumadi a confirmé que le pays est en alerte. « Nous sommes actuellement en train de sensibiliser les prestataires des soins, les médecins dans les différents hôpitaux par rapports aux symptômes de la maladie. Mais également avertir la population sur les risques de cette maladie étant donné la forte fréquentation des comoriens en Tanzanie, sur comment se comporter sur certaines situations », confie-t-il.
Au niveau de l’aéroport, on aura le même mécanisme que celui de la covid à savoir la prise de température, la désinfection et détection de certains symptômes pour éviter toute surprise. Au niveau des ports, l’on procèdera à la désinfection des bateaux. « En attendant, le ministère de tutelle est en train d’élaborer le plan d’urgence de 72 heures pour mieux se préparer à toute éventualité », souligne-t-il.
Notons que la maladie à virus Marburg est extrêmement virulente et provoque une fièvre hémorragique, avec un taux de mortalité allant jusqu’à 88%. Les symptômes sont entre autres une forte fièvre, de sévères maux de tête et malaises. De nombreux patients développent des symptômes hémorragiques graves dans un délai de sept jours. Le virus est transmis aux personnes par des chauves-souris et se propage parmi les humains par contact direct avec des fluides corporels de personnes infectées, des surfaces et des objets contaminés. Il n’existe pas de vaccins ou de traitements antiviraux approuvés à ce jour contre le virus.
Andjouza Abouheir
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