La journée internationale de la sage-femme célébrée le 5 mai de chaque année a été, aux Comores pour des raisons de calendrier, célébrée ce samedi 28 mai à Mohéli. Plusieurs personnalités politiques et autorités de la santé y ont pris part à la salle multifonctionnelle de Fomboni. La présidente de la FNASFC appelle au renforcement des formations et à la création de l'ordre des sages-femmes afin d'atteindre les objectifs qu’elles se sont fixés.
La Ministre de la santé Loub Yakout Zaïdou, la représentante de l'UNFPA aux Comores Dr Edith Ouattara, celui de l’OMS Dr Diarra Abdoulaye et des autorités insulaires sanitaires et politiques se trouvaient ce samedi 28 mai parmi les sages-femmes du pays pour célébrer la journée internationale de la sage-femme. Le thème retenu cette année est « cent ans de progrès pour la sage-femme ». Une occasion pour la présidente du FNASFC (fédération nationale des associations des sages-femmes aux Comores) Fatima Halidani, de montrer le chemin parcouru par les sages femmes Comoriens lors de ces trente dernières années.
« Le métier de sage-femme est en pleine croissance aux Comores. C'est le fruit d'une évolution qualitative, c'est à dire à travers des connaissances, de réglementation, des échanges et quantitative puisque le nombre des sages-femmes aux Comores est passé de 3 sages-femmes aux années 70 à 600 en 2022 » précise-t-elle avant de poursuivre « les sages-femmes ont un rôle crucial à jouer pour que les femmes enceintes soient en bonne santé ». La présidente de FNASFC sollicite un renforcement des connaissances chez les sages-femmes afin de préparer des spécialistes, des conseillères ainsi que des enseignantes sages-femmes dans le pays. « Nous sollicitons également auprès du gouvernement la création de l'ordre des sages-femmes afin de valoriser ce métier noble » plaide Fatima Halidani.
Les Comores, pour rappel, comptent 161 sages-femmes titulaires d'une licence professionnelle en soins obstétriques, provenant de l'école de santé et médecine des Comores. Actuellement les maternités du pays emploient plus de 500 sages-femmes dont 60% sont des volontaires. Selon la représentante de l’UNFPA aux Comores, le métier de la sage-femme est en pleine croissance aux Comores. « En 2016 nous avions 216 médecins généralistes dont 20% travaillaient seulement dans le domaine de la santé maternelle, néonatale et infantile. Actuellement il faut penser à la spécialisation des médecins car chaque année, le nombre des médecins généralistes et sages-femmes augmentent mais d'ici quelques années le pays aura besoin autant des spécialistes que des généralistes » a-t-elle indiqué.
Riwad
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