La Gazette

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Variole du singe: Le pays doit miser sur la vigilance

Variole du singe:  Le pays doit miser sur la vigilance © : HZK-LGDC

La propagation de la variole du singe inquiète pas mal de pays. Au moins 23.000 cas ont été confirmés dans le monde dont 15.000 en Europe. Une situation qui doit interpeller les autorités pour qu’elles prennent les mesures préventives comme le renforcement de la surveillance et le contrôle au niveau des frontières.


Plus de 75 pays sont touchés par la variole du singe. L’on notifie 23.000 cas dans le monde dont plus de 15.000 en Europe. Cette flambée des cas doit interpeller les autorités sanitaires, même si certains pays voisins sont encore épargnés comme Madagascar et autres. Les trois  cas suspects du mois de juin à Maurice ne doivent pas passer inaperçus, surtout que le pays sort à peine de la Covid-19 qui a causé  la mort de 160 personnes et fragilisé l’économie. La vigilance doit être de mise comme le renforcement des mesures barrières notamment du contrôle aux ports d’entrées, afin d’éviter les mauvaises surprises comme ce fut le cas de la Covid-19.

Selon une source autorisée, le  pays est en phase de préparation. Mais comment ? Aucune information ne nous a été encore communiquée par le ministère de la santé, alors que la maladie continue de se propager d’un pays à un autre. Rappelons que l’organisation mondiale de la santé a déclenché le 23 juillet dernier le plus haut niveau d’alerte, l’urgence de santé publique de portée internationale (USPPI), pour renforcer la lutte contre la variole du singe, appelée aussi orthopoxvirose simienne. Les symptômes sont la fièvre, des douleurs musculaires, une fatigue. Puis une éruption cutanée étendue apparaît comme une macule, papules puis pustules. La période d’incubation est de 5 à 21 jours. Elle se contamine par contact direct avec les lésions cutanées ou les muqueuses d’une personne malade, y compris lors de rapports sexuels ainsi que par les gouttelettes respiratoires (salive, éternuements, postillons…), ou au contact de l’environnement du malade (literie, vêtements, vaisselles, linge de bain…).

La maladie guérit entre 2 à 4 semaines et s’achève par la chute des croutes cutanées. Et comme toute maladie, il y a une complication possible, les lésions cutanées peuvent se surinfecter ou fusionner jusqu’à ce que de grands lambeaux de peau se détachent, une atteinte de la cornée des yeux, pouvant être responsables de séquelles de la vision, des complications digestives, ORL ; des complications neurologiques avec méningo-encéphalite, la survenue d'une atteinte pulmonaire se traduisant par une pneumopathie. Ces formes nécessitent une hospitalisation.

Andjouza Abouheir

 


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