Face à la recrudescence des inquiétudes liées à la propagation du virus Mpox dans la région, les autorités comoriennes ont déclenché une alerte sanitaire maximale aux points d’entrée du territoire. La liaison maritime Madagascar-Comores est désormais soumise à un protocole strict et non négociable : la présentation obligatoire d’un certificat médical avant tout embarquement. Une mesure de prévention renforcée que le MV ACADIE, arrivé récemment, a appliquée avec rigueur et responsabilité.
Selon la note officielle relayée par l’agence Kéa Fatima, tous les passagers en provenance de Madagascar, sans exception, doivent se soumettre à une visite médicale avec examen clinique auprès d’un médecin agréé avant le départ. Ce contrôle vise à vérifier l’absence de tout signe évocateur d’infection. Sans ce document, aucun embarquement n’est autorisé, faisant du certificat médical une pièce incontournable pour accéder au territoire comorien.
Dans un souci d’organisation et d’efficacité, l’agence a convoqué l’ensemble des passagers concernés samedi dès 7h du matin dans ses locaux, afin de faciliter le regroupement et la coordination avec les équipes médicales. Malgré les nombreuses communications et annonces des agences maritimes, les autorités sanitaires n’ont montré aucun relâchement. Bien au contraire, une mobilisation exceptionnelle est visible au port, avec un dispositif renforcé dédié à la prévention.
Les deux navires assurant habituellement la desserte Madagascar-Comores affirment collaborer étroitement avec les services sanitaires pour accompagner les passagers et soutenir les équipes médicales déployées aux frontières. De leur côté, la DRSA a intensifié les contrôles et veille scrupuleusement au respect des mesures imposées, sans compromis.
Bonne nouvelle toutefois pour les voyageurs : les frais de la visite médicale sont intégralement pris en charge par l’agence Kéa Fatima, illustrant un engagement concret en faveur de la sécurité sanitaire collective. En parallèle, le départ initialement programmé a été reporté au lundi 12 janvier, afin de garantir une organisation conforme et sereine.
Sur le terrain, la vigilance reste totale. La DRSA poursuit des formations dans les sept districts de l’île à destination des agents de santé communautaires. « Nous sommes en pleine mobilisation à tous les niveaux », souligne le Dr Federal, spécialiste en santé publique. Il rappelle que la période d’incubation du Mpox varie de 6 à 14 jours, pouvant aller jusqu’à 21 jours, rendant le suivi post-arrivée crucial. À l’heure de mettre sous presse, les kits de désinfection sont opérationnels au port de Mutsamudu et toutes les équipes demeurent en alerte maximale.
Younes
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