Le variant Delta qui a mis l’Inde et certains pays d’Afrique à genoux est détecté à la Réunion. A Moroni, l’imminence du danger inquiète les médecins qui ont conseillé le gouvernement de fermer partiellement les frontières.
Alors que le variant Delta est détecté dans les pays voisins, aux Comores les autorités n’ont pas encore pris les mesures appropriées pour y faire face. Selon le porte-parole de la coordination nationale contre la covid-19, docteur Djabir Ibrahim que nous avons contacté au téléphone, la question a été abordée en réunion afin de proposer la stratégie à adopter. « Effectivement le virus se rapproche [de nous]. La question a été abordée en réunion avec le comité de coordination pour voir comment renforcer les mesures. Nous avons fait la proposition pour une fermeture des frontières pour une durée indéterminée avec l’Inde et l’Afrique du Sud afin de protéger la population », avance-t-il.
Jusqu’à présent, faute de laboratoire qui peut bien faire le séquençage, Moroni est dans l’impossibilité de confirmer si le fameux variant est présent ou non dans le territoire national. Si la Coordination contre le coronavirus essaie de prendre le problème à bras-le-corps, c’est, selon nos informations, loin d’être le cas pour le gouvernement qui « tâtonne » encore alors que le sujet a été débattu en interministériel. Pour l’instant, les rotations de la compagnie Kenya Airways seraient réduites pour réduire les risques. Mais cela reste largement en deçà des attentes des spécialistes qui voudraient voir les autorités mettre les bouchées doubles et agir à la hauteur des enjeux, d’ores-et-déjà.
Pendant la première vague début 2020, les autorités n’ont tergiversé plusieurs semaines avant de prendre les premières mesures. Une attitude critiquée par une partie de l’opinion. Avec la reprise des festivités de mariage et la réouverture des mosquées, allègements dont les mesures de restrictions qui les accompagnent relèvent dans les faits de l’illusion et du vœu pieux, le variant Delta pourrait faire facilement plusieurs victimes par manque de vigilance ou par une réaction tardive.
Andjouza Abouheir
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC