Hier, à l’hôtel Retaj, s’est tenu un atelier pour la validation politique du plan d’action national multisectoriel de lutte contre la résistance aux antimicrobiens (RAM) avec la participation des ministres de la santé et de l’Agriculture.
Pour information, la RAM est la survenue d’une résistance d’un micro-organisme vis-à-vis d’un médicament antimicrobien auquel il était sensible au paravent. Elle concerne un large éventail d’agents infectieux de nombreux secteurs dont la santé humaine et animale, l’agriculture, la sécurité des aliments, l’environnement, l’hydraulique et l’assainissement. Actuellement, la RAM est reconnue comme une grande menace pour ces différents secteurs à cause des projections d’experts qui la mettent au premier rang des préoccupations futures avec un regret de dix millions de décès annuels si des mesures efficaces ne sont pas mises en œuvre par les états.
On observe une augmentation progressive et rapide de la RAM, contrairement à la production de nouveaux médicaments antimicrobiens, une interrelation importante entre les humains, les animaux et l’environnement et un impact important de la RAM en termes de morbidité, mortalité et sur le plan socio-économique. Un petit rappel historique montre que dans la période de mai à juin 2015, les institutions onusiennes, l’OMS, la FAO et l’OMSA constituant la tripartite à laquelle le PNUE a rejoint de nos jours, ont approuvé un plan d’action mondiale (PAM) pour combattre la résistance aux antimicrobiens avec le principe général basé sur l’approche: « Un seul monde, une seule santé».
Les résultats de l’évaluation externe conjointe (EEC) des principales capacités effectuée en Union des Comores ont montré l’inexistence des capacités du Réseau de Surveillance International (RSI) dans les domaines de la lutte contre la résistance aux antimicrobiens. Du 13 au 17 juin 2017, le bureau régional de l’OMS pour l’Afrique (AFRO) a entrepris la formation des points focaux nationaux de 19 pays dont les Comores pour les encourager et apporter un appui technique sur l’analyse situationnelle et l’élaboration d’un Plan d’Action National (PAN) de lutte contre la RAM conforme au PAM.
Le leadership du ministère en charge de la santé à travers la Direction de la lutte contre les maladies couplé aux soutiens techniques et financiers de l’OMS et la Banque Mondiale à travers le projet COMPASS ont abouti à un meilleur plaidoyer stimulant l’ardeur des uns et des autres pour la réalisation de cette activité. Cet atelier de validation a été précédé par l’organisation d’une retraite, de 17 cadres du 14 au 20 juillet 2022 à l’Hôtel Golden Tulip et qui a été suivi par l’élaboration proprement dite du PANM et du texte règlementaire de la gouvernance.
La validation politique du PANM et du texte réglementaire de sa gouvernance constituent un véritable levain d’attraction et une stimulation des Partenaires techniques et financiers pour l’atteinte des objectifs à travers des résultats de qualité. La mise en œuvre du PANM de lutte contre la résistance antimicrobienne facilitera également l’atteinte des ODD, en particulier les objectifs 3 et 6 qui visent à garantir la bonne santé et le bien être et l’approvisionnement en eau propre et assainissement ainsi que la réalisation d’une couverture universelle en soins de qualité.
Mmagaza
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