Sur les 4083 personnes vaccinées depuis le 10 avril dernier, aucun effet secondaire grave n’est enregistré. C’est ce qu’ont annoncé les autorités.
Devant la presse, ce jeudi 15 avril, le directeur général de la santé Aboubacar Said Anli a annoncé que jusqu’à présent « aucune personne vaccinée n’a déclaré avoir eu un effet secondaire lié au vaccin Sinopharme. Démarrée depuis samedi 10 avril dernier, la campagne de vaccination s’inscrit dans une démarche de création d’un service de médecine préventive, une forme d’immunité pour lutter contre la pandémie de la covid-19. Selon le conférencier, ce vaccin ne veut nullement signifier que la maladie n’est plus aux Comores. « Pour avoir l’immunité collective, nous devons vacciner 60% de la population et nous n’avons pas encore atteint cette quantité. Et cela ne veut pas encore dire que nous ne devons pas nous protéger. Portons nos masques et amplifions les gestes barrières », devait-il insister.
Après la vaccination de 20 autorités lors du lancement officiel samedi 10 avril, c’était autour de Fomboni avec un engouement sans précédent et une adhésion de la population, traduite par la vaccination de 38 autorités, à commencer par le gouverneur de l’île, la classe politique insulaire et les dignitaires sociaux, en présence du Chef de l’État. Une adhésion à la vaccination qui s’amplifie de jour en jour. « Actuellement, le taux de vaccination en 5 jours est de 48,3% à Moheli. Lundi 12 avril, c’était autour du gouverneur par intérim de Ndzuwani d’être vacciné, suivi de 30 officiels en présence également du président de l’Union, Azali Assoumani », déclare M.Aboubacar
Les cibles désignées sur cette opération sont le personnel soignant, les militaires, les enseignants, les personnes âgées de plus de 60 ans et les personnes atteintes de comorbidités. « Depuis le lancement, les personnes concernées répondent à l’appel sur les trois îles bien que l’objectif n’est pas encore atteint. Depuis le lancement, la tendance générale constatée est une forte mobilisation à Mwali, un démarrage lent à Anjouan et à Ngazidja.
« Sur 45 454 personnes désignées sur cette première phase, seulement 4 083 sont vaccinées, soit 9% », rapporte-t-il tout en lançant un vibrant appel à la population à se vacciner. « Se protéger c’est aussi protéger sa famille et la société. C’est un acte citoyen », ajoute-t-il. Pour cette première campagne de vaccination, 62 sites ont été mis en place depuis 10 avril 2021 sur l’ensemble des îles. À Ngazidja 22 580 personnes doivent être vaccinées dans les 32 sites choisis, 18 868 personnes pour 21 sites à Anjouan et 4 006 personnes pour 9 sites à Moheli.
Andjouza Abouheir
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