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Vaccination: Ngazidja n'est pas encore prête pour les grands mariages

Vaccination:  Ngazidja n'est pas encore prête pour les grands mariages © : HZK-LGDC

A la sortie du conseil de ministres de ce mercredi 29 décembre, le porte-parole du gouvernement Houmed Msaidie a parlé de la campagne de vaccination lancée depuis la semaine dernière. Et il parle d'une vaccination au ralenti à Ngazidja contrairement à Anjouan et à Mohéli. À ce stade, il est possible que la reprise des festivités à Ngazidja soit retardée si l'objectif de la vaccination n’est pas atteint avant le 2 janvier.


Devant la presse hier mercredi 29 décembre, le porte-parole du gouvernement, Houmed Msaidie est revenu sur la vaccination. Selon lui, la vaccination tourne au ralenti à Ngazidja, ce qui risque de compromettre l'objectif de l'immunité collective fixée à 60% de la population à la fin de l’année. « Les statistiques démontrent clairement qu'Anjouan et Mohéli se préparent à une reprise des cérémonies coutumières, contrairement à Ngazidja où la vaccination est un échec total », déclare-t-il. Le décret présidentiel était pourtant bien clair.

 

La reprise des cérémonies pourra se faire si et seulement si l'immunité collective est atteinte, malheureusement Ngazidja reste le mauvais élève. « 70% des Mohéliens se sont fait vacciner. A Anjouan, plus de 60% ont répondu à la vaccination. Malheureusement, seulement 10% de la population de Ngazidja se sont présentés aux sites de vaccination pour cette 4e cohorte bis. Alors que les cas de la Covid-19 tombent comme de la poussière », précise-t-il, avant de lancer un ultime appel à la vaccination massive. « Nous allons évaluer en début de l'année pour voir si c'est possible de reprendre les cérémonies de mariage. A mon humble avis, cela ne sera pas le cas à Ngazidja tant que l'objectif n'est pas atteint », dit-il.

 

C'était également l'occasion pour le porte-parole de faire appel à la vigilance lors des rassemblements dans cette période de fêtes de fin d’année où les cas explosent un peu partout sur toute l'étendue du territoire. « Les cas ne nous permettent pas de nous rassembler dans les plages en milieux de fête. Cela sera possible peut être l'année prochaine. J'appelle donc aux restaurateurs de veiller aux rassemblements massifs. Les événements se feront en chiffre restreint de 50 personnes et les responsables doivent respecter cela pour ne pas se retrouver dans une situation difficile après les fêtes », conclut-il.

 

Andjouza Abouheir

 


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