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Vaccination contre le choléra : La cohorte cible 234.535 personnes

Vaccination contre le choléra : La cohorte cible 234.535 personnes © : HZK-LGDC

A J2 de la campagne de vaccination, le ministère de la santé a fait une brève présentation des données. L’objectif est d’atteindre 90% de l’immunité collective. Environ 234.535 personnes sont appelées à se vacciner à Ngazidja.


Devant la presse, le vendredi 1er novembre, les autorités sanitaires ont fait le point de la situation de l’épidémie du choléra. Présent, le secrétaire général du ministère, Dr Ben Imane, a expliqué que le choléra est une maladie très dangereuse. « Il est contagieux et difficile à traiter surtout si on est nombreux à être contaminé. Dans nos enquêtes, nous avons trouvé que cette maladie touche beaucoup plus la région du Nord dans le Mitsamiouli et Mboudé. Ce qui nous amène à confirmer que le choléra demeure toujours à Ngazidja », atteste-t-il. Selon lui cette maladie peut être maitrisée puisqu’une fois qu’un patient se présente à l’hôpital, un suivi est vite établi. « Quand le malade arrive des infirmiers et docteurs s’occupent de lui et le Croissant rouge se rend à son domicile pour désinfecter les lieux. Car un seul souffrant peut contaminer jusqu’à 100 personnes. Pourtant, s’il est seul à être atteint, on peut trouver des solutions», explique-t-il.

A l’en croire : « Depuis le début de cette maladie, nous avons enregistré 73 cas positifs du 14 septembre au 30 octobre. Parmi lesquels, il y’a des habitants de Moroni, Mitsamiouli, Mbadjini Est, Hambou et Oichili. Le riposte fait dans les hôpitaux c’est ce qui permet à cette maladie de ne pas exploser », précise-t-il. De son côté, le directeur général de la santé Dr Saindou Ben Ali Mbae, démontre que ce vaccin n’a pas de complication, c’est un médicament buccal qui s’avère efficace. « Nous ciblons un 431.264 personnes à vacciner à Ngazidja soit 90%. Dans la première campagne nous avons pu vacciner 170.000 personnes soit 39%ce qui démontre qu’il reste environ 234.535 à vacciner », confie-t-il.

Il est important de rappeler que depuis le 02 février, le gouvernement a tout mis en œuvre pour contenir la maladie. « A Anjouan c’était très grave mais heureusement, grâce au vaccin, ils ont pu enregistrer un zéro cas. Par ailleurs, à Ngazidja ce n’est malheureusement pas pareil, 3 mois plus tard, nous avons enregistré des cas », se remémore-t-il.  Et de poursuivre : « Il est judicieux de se prononcer quand on a les symptômes afin d’être vite pris en charge. Les 300 cas positifs qu’on a enregistrés depuis le 14 septembre, n’avaient pas tous le choléra mais la diarrhée. Sachez que tous ceux qui avaient la diarrhée et qui se sont présentés à l’hôpital, nous leur donnions le médicament du choléra afin qu’il puisse vite se rétablir. Après les investigations, sur les 300, ceux qui avaient le choléra était au nombre de 73 ».

Notons que c’est une résurgence de cas qui a poussé les autorités de santé à lancer cette campagne de vaccination. Tout le monde est appelé à se vacciner. « Nous appelons les parents à coopérer et à donner l’autorisation aux chefs d’établissement pour vacciner les plus jeunes ». Rappelons que le ministère de la santé a mis en œuvre une campagne de vaccination pour lutter contre le choléra depuis mercredi 30 octobre jusqu’au mercredi 6 novembre. Il faut savoir enfin que si l’on n’arrive pas à atteindre l’immunité collective, cette maladie risque de devenir endémique.

Mohamed Ali Nasra

 

 

 


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