Le bureau des Nation Unies aux Comores a donné le coup d’envoi du vaccin AstraZeneca. Environs 450 personnes de toutes les agences du Système des Nations Unies aux Comores et leur dépendants sont concernées par cette campagne de vaccination.
Le bureau de Nations-unies à travers le coordinateur résident François Batalingaya a lancé officiellement hier lundi 14 juin le vaccin AstraZeneca, réceptionné depuis avril dernier. Cette campagne de vaccination concerne tout le personnel staff des Nations-Unies et leurs dépendants (époux ou épouse/enfants éligibles +18 ans) au niveau des trois îles indépendantes. Environ 450 personnes pour toutes les agences du Système des Nations-Unies aux Comores vont recevoir cette première dose, dont la campagne va durer 8 jours. La deuxième phase va démarrer après 8 semaines, soit le 09 aout prochain.
À quelques minutes de son injection, le visage détendu, calme, accompagné du représentant de l’Oms, François Batalingaya, coordinateur résident de SNU a profité de cette occasion pour saluer les efforts du gouvernement comorien pour le leadership engagé durant cette lourde épreuve de la pandémie de la covid-19 qui a fait 146 décès selon les chiffres officiels. « Si aujourd’hui nous avons moins de cas, c’est grâce aux mesures préventives. La deuxième phase, les autorités ont tout fait pour avoir des vaccins. On a remarqué un engouement de la population. Il est tout à fait normal que nous, personnel des Nations Unies, soyons aussi vaccinés d’où l’idée de le faire aujourd’hui », souligne-t-il, avant de rajouter que des discussions sont en cours pour avoir d’autres doses d’AstraZeneca.
De son côté, le représentant résident de l’Oms Abdoulaye Diarra a expliqué que cette compagne complète celle que le gouvernement Comorien a lancée jadis pour que toute personne résidant sur le sol comorien soit protégée. Il a parallèlement rassuré que ce vaccin (AstraZeneca, Ndlr) « n’a pas d’effet secondaire spécifique ». « Il a des effets qui vont des simple maux de tête, de fièvre comme toute vaccination ou une fièvre passagère. Ça peut aller à d’autre effets sérieux, comme la possibilité de thrombose mais c’est un pourcentage très faible », explique-t-il tout en rassurant que les dispositions sont prises. « Nous avons des médecins urgentistes dans l’équipe de campagne pour la prise en charge de tout effet secondaire qui surgira pendant et après la vaccination ».
Et bien évidement, la personne doit se préparer moralement et un questionnaire est soumis justement pour connaitre l’antécédent médical. « Tout est question de mental, il faut se préparer moralement. De toute façon, un questionnaire est soumis à la personne et c’est au vaccinateur d’en juger si oui ou non la personne peut recevoir le vaccin », insiste-t-il. Pour rappel, les Comores comptent 41.358 personnes ayant reçu les deux doses de Sinopharm, seul vaccin utilisé dans le pays jusqu’alors, et dont 300.000 doses sont attendues bientôt à Moroni pour la suite de la campagne. Quant à AstraZeneca, ce sont 18.000 doses disponibles pour l’instant.
Andjouza Abouheir
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