Cette laborantine, major dans son service, fait partie d’un mouvement qui essayait de faire pression à la hiérarchie pour la réintégration de trois autres collègues suspendus, eux aussi, pour insubordination, début septembre, juste parce qu’ils s’étaient opposés à l’ouverture d’un centre de diagnostic à l’hôpital de Samba sans une installation préalable d’un poste sécuritaire microbiologique.
Par solidarité à leurs trois collègues suspendus par le Ministère depuis le 7 septembre dernier pour s’être opposés à l’installation d’un Gene-xpert à l’hôpital sans un poste sécuritaire biologique, les laborantins d’El-maarouf avaient prévu un arrêt de travail de 72H, à partir du 5 octobre dernier. Mal leur en a pris, un des leaders du mouvement, la major Maoulida Abdoulhad connue sous le surnom de Zalhata, a été suspendue de ses fonctions et mise à la disposition de la Fonction publique pour le même motif que ceux qu’elle voulait défendre : insubordination.
L’hôpital El-maaropuf semble assumer cette main de fer. Son chargé de communication estime que la mise en cause était censée faire de la « médiation » au lieu de prendre part à un mouvement de contestation qu’il qualifie sans gêne de « mésaventure ». « Elle a été appelée par le service des ressources humaines pour jouer cette casquette là (de médiatrice), mais les choses ont mal tourné. Donc le directeur ne pouvait faire autrement », tente de convaincre Mahmoud Abdallah.
Rappelons qu’au mois d’aout dernier, une sage-femme d’El-maarouf au nom de Rahma a été mise à la porte. Son péché : elle avait conduit un mouvement de grève qui réclamait des indemnités spéciales Covid-19, promises aux personnels soignants par le chef de l’État Azali Assoumani. Ce bras de fer fait l’objet d’un procès judiciaire qui est toujours en cours.
Andjouza Abouheir
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