Pour lancer les activités marquant la journée de lutte contre le diabète, l’ONG Santé diabète en collaboration avec le ministère de la santé a lancé une journée de dépistage sur toute l’étendue du territoire national. L’objectif de cette campagne est de connaître l'état de santé de la population et les facteurs de risque.
À l’occasion de la Journée mondiale du diabète 2021, l'ONG Santé diabète en collaboration avec le ministère de la santé a lancé une série d'activités pour sensibiliser la population sur le danger et le risque de la maladie. Conférences-débats, dépistage de masse sur toute l’étendue du territoire sont au rendez-vous. Plusieurs sites de dépistages ont été mis à la disposition de la population samedi 13 novembre. Au total, 10 sites de dépistage dont 4 à Moroni, 4 à Mutsamudu et 2 à Fomboni.
Rencontré sur le terrain, le major Is-haka Antoy a expliqué que l’objectif du dépistage est de connaître l'évolution de la maladie dans le pays. « L’importance est d’inciter chaque personne à contrôler sa glycémie, quel que soit son profil. Nous allons voir s'il y a des gens qui présentent les signes afin de les conseiller et faire le suivi avant l'aggravation de la maladie », explique-t-il.
« Depuis le matin nous avons à peu près 69 personnes dépistées et nous espérons atteindre les 150 personnes », souligne-t-il. Il est important de montrer que cet examen est recommandé aux personnes ayant un entourage souffrant de la pathologie. Lorsque l’un des deux parents est diabétique de type 2, le risque de transmission est de l’ordre de 40% et, si les deux parents sont atteints, le risque monte à 70%. Jeune, robuste, Lama Hadji était enthousiasmé à l’idée de connaitre son état de santé. « Je suis sportif, mais je suis quand même venu connaitre le taux de ma glycémie dans le sang. Aux Comores, les gens mangent mal, personne ne contrôle son alimentation », dit-il.
Selon le chargé de la prévention de la maladie Ahmed Mohamed, cette année l’accent a été mis sur la sensibilisation. « Nous allons sensibiliser la population sur les facteurs de risque liés aux maladies non transmissibles dont le diabète et informer cette population de l’existence de la journée spéciale diabète au niveau des CHN et des CHRI. Egalement sur la disponibilité des médicaments à prix abordable et de matériel de contrôle et de suivi du diabète dans les structures de santé », conclut-il, tout en montrant que le pays envisage de réactualiser ces données après des années en sourdine.
Andjouza Abouheir
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