Le secrétaire général du ministère de la Santé a expliqué à La Gazette des Comores que ces suspensions étaient « nécessaires pour la sécurité nécessaire de la population ».
Le secrétaire général du ministère de la santé, Jean Youssouf a pris le 7 septembre la décision de suspendre trois techniciens de laboratoire d’El-marouf. Selon lui, les mis en cause faisaient des « intimidations » à l’endroit de leurs supérieurs hiérarchiques, ce qui compromettait aux yeux de ladite hiérarchie la sécurité sanitaire de la population.
Les autorités sanitaires ont pris la décision d’ouvrir un centre de diagnostique au sein de l’hôpital de Samba Kouni avec un engin de Gene-xpert., pour diagnostiquer le coronavirus. Un projet auquel les trois laborantins se sont farouchement opposés qui avaient requis un poste sécuritaire microbiologique avant l’installation de l’appareil, craignant que des particules infectieuses ne s’évaporent et contaminent les utilisateurs.
L’enfer est pavé de bonnes intentions puisque cette position est perçue comme un « défi » par le ministère de la santé qui estime par ailleurs avoir « pris les dispositions nécessaires » à savoir la formation d’un formateur pour la manipulation de l’engin. Si le ministère dit chercher les voies et moyens pour la mise en place d’un enclos, « situation sine qua non dans les autres pays », la machine va être démarrée avec le feu vert de l’OMS à en croire notre interlocuteur. « Nous ne pouvons pas nous payer le luxe de retarder nos travaux. Notre but est la sécurité de la population, alors j’ai décidé de les suspendre jusqu'à nouvel ordre », tranche Jean Youssouf.
Andjouza Abouheir
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