Dans le cadre de la lutte contre le paludisme, le ministère de la Santé et le Programme National de Lutte contre le Paludisme ont annoncé tenir une retraite scientifique à Fomboni, du 29 septembre au 2 octobre. Un rassemblement qui regroupe plusieurs acteurs du système de santé publique de l’Union des Comores et dont les missions sont de s’inspirer du plan stratégique national d’élimination du paludisme (2017-2021) pour analyser l’épidémiologie par île, apprécier le système de surveillance de chaque île et surtout, partager les procédures et directives à suivre.
« L’objectif global de ce rendez-vous est d’améliorer la surveillance du paludisme dans l’ensemble de l’archipel », a expliqué Maissara Adam, secrétaire générale du ministère de la Santé. Devant la recrudescence du paludisme aux Comores, les experts du Programme National de Lutte contre le Paludisme tiennent une retraite scientifique avec des agents du ministère de tutelle afin de se pencher sur la manière de travailler sur les procédures et directives pour stopper la propagation de la maladie. Une rencontre qui a permis de partager les données récentes sur le paludisme.
Tour à tour, Ndzouani, Mwali et Ngazidja ont avancé les chiffres enregistrés à ce jour. Sans surprise, c’est Ngazidja qui prend un carton jaune. « Comme annoncé lors de la célébration l’an dernier de la journée mondiale contre le paludisme, la saison pluviale de Ngazidja est la période de forte propagation de l’épidémie », a révélé Maissam Adam. Dans sa présentation du jour, le Coordinateur du Programme national de lutte contre le paludisme a insisté sur le renforcement du contrôle qualité de la surveillance. Selon le Dr Anfane Bacar, c’est ce qui permettra d’avoir des véritables résultats qui, par la suite, détermineront une meilleure prise en charge.
Zéro cas autochtone
Eliminer le paludisme aux Comores d’ici 2021 avec 0 cas autochtone, c’est la projection des autorités. Le directeur général de la santé a démontré que l’engagement politique affiché par le Chef de l’Etat et le gouvernement est primordial. Dans son intervention, Dr Aboubacar Said Anli plaide pour un renforcement du système de santé accessible et de qualité, mais aussi l’implication communautaire pour le changement de comportement. Rappelons qu’un plan de pulvérisation intra domiciliaire a été activé à Ngazidja depuis près d’une semaine. Un processus qui est toujours en cours et qui sera suivi d’un traitement de masse en janvier 2019 avec l’appui de la République populaire de Chine et des autres partenaires. Dans ce sens, la ministre de la santé, Fatma Rashid a annoncé l’arrivée en ce mois d’octobre, d’une mission de l’Université de Californie qui viendra appuyer le ministère pour le renforcement de la lutte anti-vectorielle.
Mohamed Youssouf
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