L’heure est à l’implication de tout un chacun. Le ministère de la santé en collaboration avec l’Unicef et l’Oms ont lancé la semaine de l’allaitement maternel. Prévue pour une durée d’une semaine soit du 02 au 07 aout, cette activité a pour but de sensibiliser les jeunes mamans à bien allaiter leur nourrisson et à comprendre les bienfaits de l’allaitement considéré comme étant le premier vaccin du bébé.
C’est sous le thème « protéger l’allaitement maternel, une responsabilité partagée » que la semaine de l’allaitement maternel a été lancée dans le pays, hier mardi 03 août à Moroni. Cette cérémonie a vu la présence de la représentante de l’Unicef aux Comores Mariane Sylla et de la ministre de la santé Loub Yacouti Athoumani. Dans son allocution, la ministre de la santé a expliqué que le thème choisi répond justement à l’engagement de tout un chacun à savoir le personnel de santé, la société civile, etc., dans une volonté d’accroitre leur engagement en faveur de l’allaitement maternel. « Nous devons nous protéger et promouvoir l’accès des femmes à des conseils qualifiés en matière d’allaitement maternel, qui sont essentiels pour soutenir cette pratique », avance-t-elle.
Selon elle, la tendance de l’allaitement maternel exclusif est en baisse ces dernières années. En effet, selon l’enquête démographique santé 2012, seulement 12% des enfants de moins de 6 mois sont allaités exclusivement au sein. Et afin de permettre aux mères de démarrer et de maintenir l’allaitement exclusif au sein pendant 6 mois, l’Oms et l’Unicef promeuvent activement l’allaitement maternel, considéré comme la meilleure alimentation pour les nourrissons et les jeunes enfants. Et en 2016 le pays a adopté une stratégie d’alimentation du nourrisson et des jeunes enfants. « L’objectif est de permettre aux différents acteurs de redoubler d’effort pour protéger, promouvoir et soutenir une alimentation adaptée pour les nourrissons et les jeunes enfants », souligne-t-elle. En 2018, le pays a relancé l’initiative des hôpitaux amis des bébés en renforçant les capacités des sages-femmes exerçant dans les structures de santé afin d’assurer une meilleurs sensibilisation.
De son côté, la représentante résidente de l’Unicef Mariane Sylla a réitéré la déclaration conjointe d’Henrietta Fore, directrice générale de l’Unicef et du Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. Selon eux, le démarrage de l’allaitement maternel dans l’heure qui suit la naissance, puis l’allaitement exclusif les six premiers mois et sa poursuite jusqu’aux deux ans de l’enfant, voire plus, offrent un moyen exceptionnel pour prémunir les enfants contre toutes les formes de malnutrition y compris contre l’émaciation et l’obésité. Le lait maternel fait également office de premier vaccin pour le nourrisson, car il le protège contre de nombreuses maladies infantiles courantes. « Aux Comores, 94% des enfants dès leur naissance sont allaités et cette pratique se poursuit très longtemps après la naissance jusqu’à 12-17 mois. Cependant, la pratique de l’allaitement exclusif est très peu courante : seulement 12% des enfants de moins de 6 mois ont été allaités exclusivement au sein », rapporte-t-elle.
Il est à souligner également que le code de travail adopté aux Comores prévoit dans son article 121 des congés de maternité de 14 semaines consécutives dont huit semaines postérieurs à la délivrance. L’article 122 stipule aussi que pendant une période de 15 mois à compter de la naissance de l’enfant, la mère a droit à des repos pour allaitement. Une occasion en or à la jeune maman de bien se reposer et bien allaiter dans les meilleures conditions.
Andjouza Abouheir
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