La Gazette

des Comores

Selon le Dr Djabir, la prise en charge a été adaptée aux moyens de l'hôpital

Selon le Dr Djabir, la prise en charge a été adaptée aux moyens de l'hôpital © : HZK-LGDC

Dans une conférence de presse, le Dr Djabir revient sur la mort de l’artiste Adina pour plus d'éclaircissements. Selon lui, la prise en charge a été adaptée selon les moyens de bord. Il affirme qu’aucune négligence n'a été faite.


Devant la presse ce lundi 16 novembre, le docteur Djabir Ibrahim, chef de service des urgences est revenu sur la mort d'Adina pour éclaircir le dossier. Selon lui, la prise en charge a été adaptée selon les moyens de l'hôpital. Pour rappel, le patient avait une détresse respiratoire sévère qui nécessitait de l'oxygène le plus rapidement. Et selon le médecin sur place, les dispositions ont été prises au préalable. « En raison d'un afflux massif de personnes en détresses respiratoires, la mise en place de l'oxygène a nécessité le redéploiement de moyens entre services. L'opération a été exécutée par un technicien dans des délais adaptés pour prendre en charge le patient. Une mise à disposition de 6 à 7 minutes », explique-t-il.

 

Bien qu'il y ait eu un retard compte tenu des moyens, le docteur dit que l'hôpital a fait le nécessaire pour le patient même si le délai était minime. « Mais cet incident a fait qu'aujourd'hui l'hôpital a une capacité d'oxygénation de 13 personnes. On apprends des leçons chaque jour », souligne-t-il. Interrogé sur la question d'évaluation de compétence, le médecin chef des services d’urgence montre qu'il faut que l'ordre de nature des médecins fait son travail mais également que l'État propose des projets de loi. « Nous ne sommes pas encore là », avance-t-il.

 

Pour ce qui est du sentiment d'impunité, il montre que des fois, les médecins répondent à la justice. « Nous répondons des fois à la justice. En tout cas pour nous les anciens », précise-t-il. Quant au médecin de garde, il a rappelé que le patient est transféré vers 19 heures en voiture de type 4x4 vu l'urgence. « Nous l'avons assisté et avons remarqué qu'il avait un besoin imminent d'oxygène et le patient avait en plus une maladie chronique. Nous avons fait le nécessaire le plus rapidement, explique le Dr Omar. Nous avons même alerté le service de réanimation. Après massage fait à tour de rôle, le patient a succombé malheureusement ». Ces derniers temps, l'hôpital a enregistré des cas de détresses respiratoires, qui n'ont rien à voir avec la Covid-19. « Nous avons fait les tests PCR et ces cas sont négatifs au coronavirus », conclut-il.

 

Andjouza Abouheir

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.