Le gouvernement de l’Union des Comores a mis en place une Agence Nationale des Médicaments et des Evacuations sanitaires (ANAMEV). Désormais pour faire une commande de médicaments, on doit avoir une licence d’importation et un agrément.
Pour lutter contre l’entrée illégale des médicaments dans le pays, le gouvernement de l’Union des Comores a mis en place l’Agence Nationale des Médicaments et des Evacuations sanitaires (ANAMEV). Cet organisme a comme mission d’avoir un œil constant sur l’entrée des médicaments et délivrer leur homologation. Et l’agence a d’ores et déjà mis en place des gardes fous dont la mise en place d’un visa d’entrée pour les médicaments sur l’étendue du territoire national.
« Aujourd’hui les médicaments rentrent dans le pays sans aucun contrôle. Le pays change de comportement et va exiger un visa d’entrée sur les médicaments comme ça nous aurons une garantie sur les produits qui entrent dans le pays, annonce le Dr Ahamada Said Fazul, le directeur général de l’ANAMEV. Les comoriens qui faisaient rentrer les médicaments illégalement, doivent savoir que cette période est déjà révolue ».
A part le visa, l’ANMEV va exiger aux importateurs des médicaments une licence d’importation et un agrément. « Selon le code de la santé publique, seules les pharmacies sont habilitées à importer des médicaments. Si c’est le cas, on doit avoir sa licence et son agrément. Et si on trouve des commandes sans ces pièces, on va les saisir et les détruire par la suite », poursuit-il, avant d’ajouter que « il est temps qu’on change de comportement et se soucier de notre santé ».
En ce qui concerne les évacuations sanitaires, le directeur général de l’ANAMEV a parlé de nombreux partenariats que le gouvernement comorien a noués à l’étranger. Il a pris l’exemple de l’île Maurice qui va prendre en charge 100 personnes par an. « Actuellement, nous avons de bonnes relations avec Maurice et on a droit à 100 évacuations sanitaires au cours de l’année », assure Ahamada Said Fazul.
Et de préciser que « pour les bénéficiaires de ces évacuations, le malade doit être consulté par un médecin faisant partie de l’ordre national des médecins pour constater si le cas nécessite vraiment une évacuation. Ainsi, le dossier atterrira à l’ANMEV et sera traité dans les meilleures délais ». En marge de ses activités, le directeur de l’ANAMEV a effectué une visite hier lundi à la douane de Moroni pour faire un constat sur les saisies de médicaments illicites qui ont été faites.
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