Le paludisme frappe à nouveau Ngazidja et ce malgré les moyens mis par le gouvernement pour éradiquer cette maladie. Le docteur Djabir Ibrahim fait appel au bon sens de la population et de se rendre à l’hôpital en cas de symptômes pour ne pas aggraver la situation.
Le paludisme reprend du terrain à Ngazidja. L’hôpital El-Maarouf enregistre un à deux cas par jour depuis le mois de mai. Au niveau du centre de la pédiatrie, toutes les chambres sont occupées par des personnes atteintes du paludisme. Le médecin en chef du service d’urgence, docteur Djabir Ibrahim affirme que la maladie refait surface. « Nous rencontrons également des problèmes car nous n’arrivons pas a avoir la goutte épaisse positive. Il nous arrive de faire jusqu’à trois prélèvements pour confirmation», explique-t-il avant d’ajouter que « la situation veut qu’il y ait une confirmation de la maladie ».
Ce dernier appelle la population à se rendre à l’hôpital dès les premiers symptômes pour ne pas aggraver leur situation. Ces trois derniers mois, l’hôpital a envoyé 4 comas neuro-paludisme à la réanimation. Fort heureusement, ces patients ont échappé à la mort. « Le paludisme a des traitements, si vous ressentez les symptômes présentez-vous dans les structures de santé les plus proches pour vos faire tester et examiner », conscientise-t-il.
Le gouvernement comorien a déployé tous les moyens nécessaires pour faire face au paludisme. Des tests rapides sont gratuits mais également des agents qui travaillent d’arrache-pied pour conscientiser la population. « Il faut arrêter l’automédication et se rendre à l’hôpital pour avoir des meilleurs soins. Le test rapide ne suffise pas, il faut un suivi. Le paludisme peut tuer s’il n’est pas traité », rappelle-t-il. Il appelle également à l’application des mesures préventives de lutte contre le paludisme. « Nous savons, que les moustiques femelles ne sont actives que le soir, donc protégez-vous avec les moustiquaires », conclut-il.
Pour rappel, en avril dernier, la ministre de la santé Loub Yacouti Athoumani avait déclaré que le ministère de la santé s’engage à mettre en place un cadre légal requis, à mobiliser auprès du gouvernement les ressources étatiques nécessaires pour accompagner la mise en place des interventions efficientes pour l’élimination de cette maladie d’ici 2025.
Andjouza Abouheir
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