L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en partenariat avec le ministère de la santé a lancé hier jeudi un atelier de formation sur la surveillance intégrée des maladies et de la riposte. Renforcer le système de prévention, de détection et riposter aux événements de santé publique en Union des Comores tels sont les objectifs de cet atelier qui va durer trois jours.
Une formation des points focaux chargés de la surveillance intégrée de la maladie et de la riposte a été lancée hier jeudi par l’OMS en partenariat avec le ministère de la santé. Une opportunité pour le personnel de santé d’améliorer leurs compétences et connaissances pour détecter et répondre rapidement et efficacement à tous les risques infectieux et nutritionnels. « La surveillance intégrée des maladies et riposte est une stratégie du bureau régional de l'Afrique de l'Organisation Mondiale de la Santé, pour améliorer la surveillance et la réponse épidémiologique en Afrique. La surveillance est le recueil, l'analyse et l'interprétation des données de santé de manière systématique et continue, données qui seront diffusées et utilisées dans le délai des actions de santé publique », a fait savoir Dr Abdoulaye Diarra représentant par intérim de l'OMS en Union des Comores.
Ce dernier a rappelé qu’au cours de ces 10 dernières années, des maladies émergentes des affections et des événements ont entraîné la révision des priorités de santé publique des pays de la région. « Pendant longtemps, dans les pays africains les maladies transmissibles étaient considérées comme principale cause de morbidité d'invalidité et de mortalité, présentement ce sont les maladies non transmissibles comme l'hypertension et le diabète qui ont fait leur apparition et constituent des menaces pour le bien-être des populations africaines », a-t-il poursuivi.
Selon lui, des affections et des événements tels que la malnutrition et le décès maternel sont aussi des cibles importantes de santé publique. « Le but de cette formation est donc de donner au personnel de santé les compétences et leur présenter l'éventail d'activités nécessaires à un système de surveillance des maladies efficace, de sorte que les menaces de santé publique soient détectées suffisamment à temps pour une action efficace », a-t-il ajouté.
De son côté, le secrétaire général adjoint du ministère de la santé Dr Ahamada Aly Goda montre à son tour que cette formation vient à point nommé, pour le renforcement des capacités des professionnels de santé avertis capables de détecter, notifier pour une meilleure prise de décision. « La surveillance épidémiologique de notre pays utilisera les plateformes régionales et internationales existantes pour renforcer le système national de veille sanitaire dans le respect de la mise en œuvre du RSI. Ceci afin de limiter le cas échéant, la propagation de la maladie dans le pays et dans la sous région », conclut-il.
Nassuf Ben Amad
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