C’est dans une ambiance conviviale que l’Agence Française de Développement (AFD) à travers le projet Pasco (Programme d’Appui au Secteur de la Santé aux Comores) a remis devant la Ministre de la Santé, cinq ambulances médicalisées dans la matinée de vendredi dernier. L’évènement a eu lieu dans les locaux de l’Ocopharma en présence de l’ambassadrice de France en Union des Comores et de la cheffe de projet Pasco.
Entre 2007 et 2021, c’est plus de 12 milliards de francs comoriens qui sont alloués au Ministère de la Santé par l’AFD à travers le projet Pasco. Au cours de ces 12 premières années de ce financement, plusieurs projets ont été réalisés dans le cadre de la construction, de la réhabilitation, des formations et de l’équipement de plus de 40 structures de santé dans les trois îles. La cérémonie de remise de cinq ambulances qui a eu lieu à l’Ocopharma vendredi dernier répond, selon les donateurs, à l’objectif premier des programmes PASCO qui porte sur « la réduction de la mortalité maternelle et infantile ». Une volonté saluée par la Ministre de la Santé qui n’a pas manqué de remercier la France. « Depuis plusieurs années, la Coopération Sanitaire entre nos deux pays contribue fortement à l’amélioration de la qualité et l’accessibilité des soins pour les patients. Elle permet aussi à nos praticiens d’accomplir leurs missions avec aisance et facilité », rappelle Rashid Mohamed Mbaraka Fatma considérant que cet appui d’environ 130 millions de francs comoriens est « considérable ».
Pour sa part, l’Ambassadrice de France à Moroni, Jacqueline Bassa-Mazzoni a rappelé qu’en cette troisième phase du PASCO plusieurs activités ont été réalisées notamment la formation de 142 praticiens et la prise en charge d’une « partie des coûts des soins des femmes pendant leur grossesse à travers un système de tiers-payant ». « Pour améliorer encore la santé des femmes, ces 5 ambulances acquises grâce aux fonds français […], doivent contribuer à réduire un des retards de prise en charge des accouchements compliqués, une des causes principales des décès maternels », soutient l’ambassadrice, avant d’ajouter que « je saisis cette occasion pour rappeler que ces appuis, ces équipements n’auront que peu d’effet, si les ressources humaines adéquates ne sont pas positionnées dans les structures sanitaires et en exercice, là où il y a le besoin ».
Ces ambulances des kits de maintenance sont destinées à cinq centres hospitaliers dont le Centre Hospitalier Régional Insulaire de Hombo et le Centre de Santé de Mrémani pour Anjouan, le Centre de Santé de Wanani pour Mohéli et pour Ngazidja, l’Hôpital de Pole de Foumbouni et l’Hôpital de Pole de Mitsamiouli, pour améliorer la santé des femmes, la réduction de la mortalité maternelle et infantile mais aussi pour assurer les transferts des patients pour réduire ainsi les retards de prise en charge des accouchements compliqués.
Pour assurer leur pérennité, les deux parties soulignent que l’entretien est primordial. Ainsi, en plus des véhicules, des kits d’entretien et de maintenance pour une durée de cinq ans font partie du don. « Outre les véhicules et leur équipement de base, les ambulances sont dotées d’équipements médicaux de relevage, brancardage, ventilation, bandages, médicaments, matériel de protection et de sauvetage, matériel de transport pour les nouveaux nés et les nourrissons… », lit-on dans un dans un communiqué de presse. Pour assurer la constance de ces ambulances, la ministre promet un renforcement des compétences des agents praticiens. « A cet effet, l’entretien obligatoire de ces véhicules ainsi que la formation des chauffeurs/ambulanciers, sont des aspects non négociables par rapport aux modes de gestion rigoureuse que nous mettrons en place ensemble », précise la ministre de la santé. Cette dernière s’est félicitée des progrès accomplis, notamment dans la réduction de la mortalité maternelle dans le pays.
A.O Yazid
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