La Gazette

des Comores

Santé Familiale / Des sages-femmes formées sur l’insertion et le retrait des DIU

Santé Familiale / Des sages-femmes formées sur l’insertion et le retrait des DIU © : HZK-LGDC

La Direction Générale de la Santé à travers la Direction de la santé familiale avec l’appui technique et financier notamment l’UNFPA a organisé un atelier de formation sur l’insertion et le retrait des DIU. Cette formation vise à apprendre aux sages-femmes comment insérer et retirer un DIU.


Un atelier de formation des prestataires de santé sur l’insertion et le retrait des DIU est organisé depuis la semaine dernière par la Direction Générale de la Santé à travers la Direction de la santé familiale avec l’appui technique et financier notamment l’UNFPA. La formation était assurée par l’équipe des formateurs venus du CHRI de Fomboni, du CHN-El Maarouf et de la PMI de Moroni. L’objectif est d’apporter aux participants les connaissances, compétences et attitudes nécessaires pour offrir des services de qualité conformes aux normes de prestations en contraception et relancer le DIU qui est presque abandonné par nos prestataires alors qu’il fait partie de la gamme des méthodes contraceptives modernes existants dans nos formations sanitaires. « Cette formation des prestataires vient à point nommé car elle cadre parfaitement avec la volonté du ministère de la santé de contribuer à l’atteinte des Objectifs du Développement Durables et surtout l’ODD3 et plus spécifiquement  le cible 3.1 qui est de faire passer le taux de mortalité maternelle au-dessous de 70 pour 100 000 naissances vivantes d’ici 20 30 », avance Aboubacar Said Anli, le directeur de la santé.

 

Selon la dernière enquête EDS MICS réalisée en 2012, 19% de la proportion des femmes en Union des Comores utilisent une méthode contraceptive, dont 14% une méthode contraceptive moderne et 5% une traditionnelle. « Cette faible utilisation de la Planification Familiale se heurte en outre à la faible qualité des services, au déficit important du personnel formé en technologie contraceptive, à l’influence négative de certaines barrières socioculturelles ainsi que la faible accessibilité géographique des services dans certaines zones du pays », poursuit-il, avant d’ajouter que « à ce rythme notre pays bénéficiera  difficilement du Dividende Démographique pour son émergence économique à l’horizon 2030. C’est pourquoi une des priorités du Ministère de la santé demeure le repositionnement de la Planification familiale en vue de réduire les besoins non satisfaits qui ont atteint la barre de 32% et savons tous qu’ils ont un impact indiscutable sur la réduction de la mortalité Maternelle et néonatale ».

 

Au terme de 6 jours de formation, d’échanges et souvent de passion conviviale face aux modules présentés, Ramlati Mohamed sage-femme de l'hôpital pole de Mitsamiouli a apprécié la formation. « Cette formation était la bienvenue car ça nous a permis d'apprendre comment insérer et retirer un DIU. Il y a plusieurs femmes qui viennent dans nos centre de santé et qui nous demandent de leur insérer mais comme on ne savait pas, elles étaient obligées de choisir d'autres méthodes contraceptives », témoigne-t-elle lors de la clôture de la formation, avant d’ajouter que « aujourd’hui, je suis heureuse car je serai capable d'insérer et de le retirer. Nos avons fait plusieurs exercices pratiques sur les mannequins mais aussi sur des femmes à l'hôpital de Mbouéni. Nous espérons bénéficier des supervisions dans nos centres de santé respectifs ». Aussi pour augmenter la fréquentation des services de Planification Familiale, une approche d’intégration des services de vaccination a été introduite permettant d’orienter les mères vers les services de PF. Parallèlement à cela, des programmes de sensibilisations, de plaidoyer et de renforcement des capacités du personnel de santé en PF sont mis en place. Malgré tous ces efforts, le taux de prévalence des méthodes contraceptives reste relativement faible. C’est la raison pour laquelle, notre pays a fait le choix stratégique de faire de la Planification Familiale une priorité nationale et s’est fixé l’objectif ambitieux d’augmenter le taux de Prévalence contraceptive de 14 à 18% pour les femmes en union d’ici 2021.

 

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