Pas de coronavirus dans l’océan indien, le gouvernement en concordance avec la COI se prépare à une éventuelle introduction de l’épidémie. Saïd Ahmed Bedja explique les mesures qui ont été prises face au coronavirus.
Question: Quelle est la situation du coronavirus au niveau de l’Océan Indien ?
S.A.B: Il faut voir les choses à deux niveaux. En premier, c’est de rassurer tout le monde qu'au niveau de l’Océan Indien, nous n’avons pas connu de cas jusqu'à présent. Mais tous les pays se préparent pour une éventuelle introduction de coronavirus. Les plans d'urgence ont été élaborés, les actions et renforcements du système de surveillance notamment aux frontières sont déjà mis en place. Au delà de l’urgence, il y a des appuis qui sont prévus pour maintenir cette force de surveillance pour contenir les éventuelles épidémies telles que le coronavirus.
Question: À un moment l’épidémie du coronavirus a mis à genoux des grandes puissances notamment la Chine, la France, l'Iran. Quelle garantie pourriez-vous donner que cette formation servira à quelque chose face au virus ?
S.A.B: Je ne dirais pas vraiment qu'il y a une garantie mais aujourd'hui, après une formation de deux jours, nous estimons que les équipes vont évoluer pour une riposte au cas où le virus s'introduit dans notre pays. La formation était un peu plus axés sur les espaces oubliés à la surveillance, comment les assurer, les renforcer mais aussi comment déployer une équipe d'intervention rapide sur le terrain pour essayer d'identifier notamment les contacts des éventuels cas ou des contacts qui peuvent être des éléments susceptibles. Aujourd’hui, nous disons fortement que les équipes d'intervention au niveau des Comores sont bien prêtes et les actions vont se mettre en place avec sérénité et avec toutes les procédures requises pour travailler dans ce domaine. Et je pense que contrairement à quelques jours derrières nous, aujourd'hui les Comores commencent vraiment à se renforcer, à pouvoir mettre en place une équipe de réponse bien préparée au coronavirus.
Question: Le pays manque du strict minimum pour se prémunir contre le coronavirus. Que recommanderiez-vous à la population?
S.A.B: Ces pénuries ne sont pas qu'aux Comores même au niveau mondial les usines de production pour ces outils ne fonctionnent pas comme il se doit. Donc aujourd'hui, la demande est beaucoup plus forte que les produits qui ont été mise sur le marché ont été rapidement rappelés étant donné l'importance de ces outils dans le cadre de la prévention. Donc c'est de continuer à évoluer, à chercher et à demander, car effectivement, si on arrive à trouver des masques et des produits de désinfections ça ne pourrait que faire du bien dans le cadre de cette lutte. Au niveau de la COI, nous sommes en train de nous préparer. Des commandes ont été déjà lancées et nous sommes en attente de certains lots de produits et outils de protection. Actuellement, nous avons mis des dispositions directes pour les équipes pour faire face à une éventuelle introduction du virus. On a mis des équipements de protection individuelle mais on continue à chercher pour que nous puissions mettre en place une quantité importante des moyens de protection pour la population si cela arrive.
Question: Quel serait le plan à mettre en place pour sensibiliser la population du milieu rural qui se sent parfois oublié ?
S.A.B: Je ne pense pas qu'ils sont oubliés. Nous à notre arrivée, on nous a fait comprendre qu'il y a un plan de communication globale et ce plan a pris en compte tous les niveaux communautaires. Donc, c'est maintenant qu'il va y avoir vraiment la mise en place de ce plan et sa mise en œuvre. Au niveau de la COI, on s'est positionné pour amener l'essentiel pour lancer cette campagne. Déjà, des commandes, des outils de communication à la demande de l’état bien évidement du ministère de la santé sont déjà lancés. Et bientôt, vous verrez les outils de communication qui vont déferler sur les villes et villages et plus particulièrement au niveau de l’aéroport aussi. Et toutes les couches en bénéficieront.
Question: Quels conseils donnerez-vous pour améliorer les dispositions mises en place par le gouvernement?
S.A.B: Je dirai à la population bien évidement d’être à l'écoute de ce que les responsables et les techniciens diront pour pouvoir se protéger. Il faut renforcer donc ce que nous avons déjà étant donné que nous sommes un pays insulaire où des échanges sont forts. Il n'y a pas de barrière ou de fausses barrières. C'est pourquoi la COI travaille en collaboration avec l’État pour pouvoir mettre en place les éléments et compléter les éléments de prévention notamment la construction d'un centre d'isolement dès le mois d'avril. En attendant, on va essayer de mettre à niveau la mise en quarantaine par des équipements et des moyens adéquats pour mieux structurer le centre mais aussi mieux protéger les personnes qui seront dedans. Il y a l'ambulance qui est déjà commandé qui sera là incessamment pour renforcer cette prévention au niveau de l’aéroport. L'heure n’est pas à la recommandation mais à l'action.
Propos recueillis par Andjouza Abouheir
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