Les autorités sanitaires ont réceptionné, dimanche 29 mars dernier un premier lot de 10 000 doses du vaccin MVA-BN destiné à lutter contre le mpox. Ces doses permettront de vacciner 5 304 personnes. Cette première phase cible en priorité les équipes de première ligne, notamment le personnel de santé, les techniciens de laboratoire, les équipes d’intervention rapide, les agents communautaires chargés de la recherche active des cas et groupes vulnérables vivant dans les zones affectées.
Essentiel pour contenir la circulation du mpox sur le territoire national, la livraison a été officiellement accueillie sur le tarmac de l’aéroport international Moroni Prince Saïd Ibrahim, en présence du ministre de la santé, Ahamadi Sidi Nahouda, de la représentante de l’OMS, Dr Triphonie Nkurunziza, et du représentant de l’UNICEF, Mustapha Ben Messaoud. Cette dotation marque une avancée décisive, près de deux mois après la confirmation des premiers cas dans le pays. Sur place, le ministre de la santé a salué l’arrivée de ces doses, rappelant l’orientation donnée par le Chef de l’État, Azali Assoumani, « d’activer sans délai le processus d’acquisition des vaccins afin de briser rapidement la chaîne de transmission de la mpox. Nous avons fait le nécessaire et obtenu un volume de doses suffisant », a déclaré Ahamadi Sidi Nahouda. Ce lot permettra d’engager une phase de vaccination opérationnelle dans les zones identifiées comme prioritaires.
Selon les premières estimations, les 10 000 doses permettront déjà de protéger près de 5 304 personnes. La couverture concernera en priorité les contacts des cas confirmés ou suspects, les équipes de première ligne, notamment le personnel de santé, les techniciens de laboratoire, les équipes d’intervention rapide et les agents communautaires chargés de la recherche active de cas. Les groupes vulnérables des zones affectées figurent parmi les populations ciblées. La représentante de l’OMS a souligné l’importance de cette étape. « C’est une excellente nouvelle pour la population. Je félicite les autorités comoriennes pour leur réactivité, d’autant que la demande mondiale en vaccins reste très élevée. L’OMS se réjouit de ce résultat, fruit d’une collaboration efficace entre le gouvernement, Africa CDC, l’UNICEF et l’OMS. » Elle a rappelé que dans le contexte actuel, la vaccination par MVA-BN est recommandée pour les personnes les plus exposées.
Notons que ces vaccins ont été mobilisés à travers le mécanisme d’acquisition de l’Africa CDC (AAM), un dispositif continental visant à sécuriser un accès rapide et coordonné aux vaccins indispensables lors des urgences sanitaires. Leur acheminement a été assuré par la centrale d’approvisionnement de l’UNICEF (UNICEF Supply). Le vaccin MVA‑BN a préalablement reçu l’avis favorable du Groupe national consultatif technique de la vaccination (GCTV), ainsi que l’autorisation de l’Agence Nationale des Médicaments et des Évacuations Sanitaires. Avec 35 cas confirmés à ce jour, les autorités sanitaires rappellent que cette dotation constitue une composante majeure de la stratégie nationale, combinant vaccination ciblée, surveillance renforcée, communication sur les risques et prévention des infections.
Hamdi Abdillah Rahilie
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