Pour partager le constat du travail fait sur le terrain par rapport à la prise en charge des cas de lèpre, au suivi des cas de lèpre, l’implication de structures décentralisées à la prise en charge, le ministère de la santé et l’OMS ont convié les acteurs de la lutte contre la lèpre à une réunion de restitution des activités faites sur le terrain.
L’OMS en collaboration avec le ministère de la santé a organisé mercredi 24 août dernier à Moroni, une réunion de restitution de la mission conjointe d’évaluation des activités de lèpre dans le pays. Cette réunion a vu la présence des acteurs représentant des secteurs de santé, les acteurs impliqués dans la lutte contre la lèpre notamment la direction de l’eau, de l’environnement, etc. L’objectif est de partager le constat du travail fait sur le terrain par rapport à la prise en charge des cas de lèpre, au suivi des cas et par rapport à l’implication des structures décentralisées à la prise en charge. Dans son allocution, Dr Nassuri Ahamada qui représentait le représentant de l’OMS a expliqué que l’analyse des données épidémiologiques disponibles permet d’être optimiste même si l’objectif général de l’OMS de moins de 1 cas pour 10 000 habitants, n’est pas encore atteint.
Il y a lieu de souligner que le pays progresse vers l’élimination. De 2017 à 2020, la prévalence de la lèpre est passée de 4,58 à 2,13 pour 10 000 habitants, soit une réduction de presque 50% pendant quatre ans. « Cet optimisme est justifié également par la ferveur manifestée par les hautes autorités du pays, le plaidoyer soutenu pour la mobilisation d’avantage de ressources, la détermination et le dynamisme des équipes qui sont sur le terrain. Les recommandations objectives et opérationnelles issues de cette évaluation conjointe permettront de mieux baliser le processus d’élimination de la lèpre avec des approches innovantes et holistiques », dit-il, tout en saluant les efforts indéniables des partenaires et d’acteurs clés. D’après lui, les résultats attendus ne sont autres que l’intégration des activités de lèpre dans les autres programmes mais aussi d’impliquer davantage les autres secteurs comme l’environnement, hygiène et assainissement dans la lutte contre la lèpre.
Le président de l’association internationale de la lèpre, Dr Johnson Roch Christian a donné un avis direct par rapports aux activités faites. Selon lui, il apparait clairement que beaucoup de choses ont été faites. « Aujourd’hui nous sommes à la restitution pour le partage de l’évaluation de ces deux interventions qui visaient seulement à accélérer la lutte contre la lèpre. Je salue tous les acteurs de la lutte contre la lèpre et je voudrai reconnaitre toutes les déterminations, les sacrifices qui ont été consenties afin que les résultats quoique partiels que nous avons puissent être atteinte, avance-t-il. Il parait clairement que les services lèpre de l’Union des Comores sont des services de qualité cela transparait à travers les indicateurs de qualité de service, une couverture en polychimiothérapie presque à 100%, c’est un record. La qualité de la détection également qui se traduit par la proportion des malades avec une infirmité invisible qui est très faible ».
Rappelons qu’en 2017, de manière concertée avec les autorités du pays, l’OMS a organisé la visite officielle de l’ambassadeur de bonne volonté de l’OMS Sasakawa qui a été reçu par les hautes autorités du pays et a effectué une visite de terrain qui a permis à de se rendre compte de la réalité de la lèpre dans le pays. Cette visite a été suivie par la mobilisation des ressources additionnelles qui ont permis l’organisation de la Maxi campagne d’Elimination en 2019 suivie en 2020 et 2021 des mini-campagnes ciblées et le renforcement des activités de routine avec une augmentation du nombre des cas détectés et mis sous traitement et une réduction de la transmission de la maladie
Andjouza Abouheir
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