Le vendredi dernier a été lancé officiellement à l’hôtel Retaj par la ministre de la santé Mme Loub Yacout Zaidou, le projet de développement d’une unité de biologie moléculaire au laboratoire du centre hospitalier national El-Maarouf d’une durée de 18 mois et d’un montant de 415 000 Dollars soit 180 110 000 de francs comoriens.
Ce projet est financé par la Banque Islamique de Développement et vise à aider les pays africains membres du Groupe de la BID à lutter contre la pandémie de COVID-19, par le biais de la Division Reverse Linkage qui œuvre pour un renforcement des capacités des laboratoires médicaux dans certains pays africains sub-sahariens. Et la Tunisie, par l’intermédiaire de son Agence de coopération Technique (ATCT) a été identifiée comme un fournisseur d’expertise dans les questions liées au COVID-19 à travers l'Observatoire National des Maladies Nouvelles et Émergentes et l’Institut Pasteur de Tunis (IPT).
C’est l’Agence comorienne de Coopération Internationale (ACCI), dirigée par Fatoumia Ali Bazi, qui est le porteur de ce projet. Créée en 2017 dans le cadre de la réforme administrative, l’ACCI est un instrument favorisant la coopération technique et le rayonnement des Comores à l’international. Dès 2018, elle a priorisé la mobilisation des partenariats pour développer la coopération technique et bénéficier les expériences des uns et des autres. C’est dans cette perspective que l’agence a eu l’opportunité grâce à la BID de formaliser ce partenariat avec l’Agence de coopération Technique (ATCT) en 2018.
Cet accord a permis de renouer la coopération avec la Tunisie, avec d’abord un projet de renforcement des capacités de l’ACCI sous le financement de la BID en 2021 et un partenariat est en cours de négociation entre l’Agence Comorienne de Gestion de déchets et l’Agence Tunisienne de Gestion de Déchets. Il a été noté que le secteur de la santé est confronté à des défis urgents en raison d’un déficit criant des moyens de diagnostic en particulier sur le plan de la biologie moléculaire « PCR » et présentement, le CHN El Maarouf est dépourvu d’une Unité de Biologie moléculaire et le besoin du CHN de relever le niveau de compétences du laboratoire pour le diagnostic et la caractérisation moléculaires des microorganismes hautement pathogènes et multi résistants (BMR).
Aussi le projet vise au renforcement des capacités techniques des agents de santé qui sont à l’avant-garde des efforts nationaux dans la lutte contre le COVID-19, promouvoir le renforcement des capacités organisationnelles par acquisition des équipements biomédicaux et développement des protocoles / guidelines ainsi que le renforcement des capacités techniques des différentes catégories de personnel des laboratoires du CHN et de l’INRAPE.
Dans son allocution, la ministre de la santé a déclaré que « le laboratoire National est un instrument stratégique d’aide à la décision en matière de santé. Sa principale vocation est, non pas de faire concurrence aux autres laboratoires ou de devenir leur organe directeur, mais d’assumer la mission de régulation, de coordination, de contrôle qualité, bref de servir de bras séculier de l’État pour monitorer les capacités nationales de laboratoires publics et privés ».
Mmagaza
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