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des Comores

Rappel de laits pour bébés : L’INRAPE prend des mesures pour protéger les nourrissons

Rappel de laits pour bébés : L’INRAPE prend des mesures pour protéger les nourrissons © : HZK-LGDC

À la suite du rappel de plusieurs lots de lait pour nourrissons par les groupes Lactalis et Nestlé à la mi-janvier, en raison de la présence potentielle de céréulide, une toxine produite par une bactérie susceptible de provoquer des diarrhées et des vomissements chez les jeunes enfants, l’INRAPE a rapidement pris des mesures de prévention afin de protéger les bébés. Selon l’institut, des opérations de vérification sont actuellement en cours pour s’assurer que ces produits ne sont plus distribués sur le marché comorien.


Face au danger, les consignes sont claires : ne plus consommer ni utiliser ces produits et s’en débarrasser immédiatement. L’INRAPE a d’ores et déjà alerté les importateurs et les distributeurs concernés et a mis en place des mesures de contrôle afin de garantir que ces produits ne soient plus vendus sur le marché comorien. Il dispose d'une liste des lots concernés, vendus aux Comores, et travaille en collaboration avec les importateurs et distributeurs pour qu'en cas de risque, il puisse les retirer du marché. « Nous avons une liste des lots incriminés et nous travaillons avec les moyens de bord et en étroite collaboration avec les inspecteurs pour vérifier les numéros de lots puis les périodes de fabrication et surtout sensibiliser au maximum au niveau national, a déclaré le Dr Irchad Ahmed, suppléant du DG de l'institut. Ceci souligne-t-il malgré le manque de ressources humaines, d'où la position des agents d'inspection dans les endroits stratégiques. Ce dernier a aussitôt émis que seul un lot spécifique est concerné, fabriqué le 12 juin 2025 et signalé le 23 janvier 2026. « Pour l'instant, nous n'avons pas encore détecté de toxine et les lots signalés, concernés par le problème ne sont point détectés dans le territoire national comorien », a-t-il précisé.

 

Les parents qui auraient acheté ces produits sont donc invités à ne plus les utiliser et à contacter un médecin en cas de symptômes. « Nous comptons faire une annonce de sensibilisation pour les potentiels consommateurs », a ajouté Mouhtar Maecha Soudjay, responsable de la sécurité sanitaire à l'INRAPE. Et de poursuivre : « Les inspecteurs sont en alerte régulièrement en suivant les informations et nous anticipons au cas où en alerte maximale.» M. Mouhtar Maecha Soudjay a expliqué quant à lui, que les inspecteurs de l'INRAPE sont sur le terrain pour vérifier les numéros de lots et la période de fabrication des produits. « Nous avons déjà informé et sensibilisé les importateurs sur le sujet », a-t-il déclaré.

 

Le 26 janvier, une nouvelle alerte a été signalée. Même scénario encore cette fois, concernant le rappel de quatre lots de laits pour bébés des marques GALLIA, BLEDILAIT, CALISMA et BABYBIO OPTIMA, suspectés de contenir de la fameuse toxine provoquant des diarrhées et des vomissements chez les nourrissons. Les lots concernés sont les suivants : Calisma Relais 1er âge 0-6 mois 830g (Laboratoire GALLIA, GTIN 3041091725943, Lot 111501972); Babybio Optima 1 400 G (BABYBIO, GTIN 3288131590318, Lot 900932); Optima 1 800G (BABYBIO, GTIN 3288131580319, Lot 894408 et 900035) et Bledilait 1er âge 0-6 mois 400g (BLEDINA, GTIN 3041091470966, Lot 2026.10.29).

 

Toutefois, l'INRAPE communique déjà avec les groupes commerciaux de distributeurs, les agents de la douane et des frontières.

 

Abdelkader Ahamada, inspecteur à l'institut, a souligné que les importateurs sont tenus de faire les rappels préventifs pour éviter tout risque potentiel. À noter que les personnes qui ont importé ces produits sans déclaration peuvent faire l'objet de poursuites judiciaires. D'autant plus que courant octobre dernier, un commerçant ayant reçu une note du fournisseur étranger expliquant que les produits achetés étaient incriminés, seulement celui-ci les a simplement enlevés de son rayon de marchandises mais n'a pas tenu à les informer en tant que autorités compétentes. Et lorsque cela a été signalé, les inspecteurs se sont rendus sur place à son entreprise pour s'emparer des produits en question pour les détruire.

 

Il est clair que ces agents travaillent habituellement en collaboration avec les douanes et les frontières pour contrôler les marchandises à l'arrivée et éviter l'entrée de ces produits sur le territoire comorien. Cependant, certaines personnes de la diaspora sont susceptibles de ramener ces produits de la métropole ou d'ailleurs sans déclaration. Pour éviter tout risque, elles sont invitées à les déclarer aux autorités. Sachant qu'il peut y avoir des poursuites judiciaires, car la loi 17-005 prévoit une amende de 20 millions de francs comoriens pour les contrevenants.

 

Hamdi Abdillahi Rahilie (Stagiaire)

 

 


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