Des médicaments avariés et périmés issus des différentes structures sanitaires et pharmacies de Mohéli ont été détruits au CHRI de Fomboni et d’autres incinérés à Wanani. Une initiative de l'ANAMEV appuyée par l'OCOPHARMA sous financement du projet COMPASS.
Une mission organisée par l'ANAMEV (Agence nationale des médicaments et évacuations sanitaires) à travers les directions régionales de la santé, financée par le projet COMPASS avec l'appui d'OCOPHARMA se trouvait au CHRI de Fomboni ce samedi 1er octobre pour la destruction des médicaments périmés et avariés. Le lendemain dimanche, l’équipe se trouvait à Wanani dans la région de Djando pour l’incinération de ces médicaments. Le but est de protéger l'environnement et la population.
Il s'agit des médicaments collectés dans toutes les pharmacies et structures de santé de l'île. Un travail réalisé pendant deux jours. Ensuite vient la phase de trie samedi 1er octobre. « Tout ce qui est bouteille est mis à part, les comprimés à part, les conditionnements (cartons et notices) à part » explique Omar Kari de l'ANAMEV. Puis les bouteilles ont été enterrées et cimentés, les cartons et plastiques brûlés sur place. Quant aux comprimés ils seront amenés à Wanani où l’incinérateur offert par le fonds mondial est fonctionnel. Celui de CHRI de Fomboni financé par COMPASS n’étant pas encore opérationnel. C’est une activité qui a débuté à Anjouan et qui se poursuit à Mohéli.
Il faut noter qu’avant ce projet, ces médicaments périmés et avariés se trouvaient entassés dans les pharmacies et d’autres structures sanitaires les brûlaient à l'air libre, avec toutes les conséquences qui en découlent. Ce n’est qu'après 2018 où est créé dans le pays, le guide de destruction des médicaments périmés et avariés suivi de sensibilisation que le processus est mis en place. Et des incinérateurs spécialement conçus pour des médicaments sous financement du COMPASS ont été installés dans les structures sanitaires des îles.
Plus de 60 produits pharmaceutiques d'une valeur de plus de 15 millions ont été détruits. Le gros lot vient de l’OCOPHARMA, constitué de médicaments qui avaient servi contre la pandémie de la covid-19. « Les pharmacies privées, doivent présenter un bilan chaque année en présence d'un huissier pour espérer bénéficier une réduction de certaines charges auprès des autorités » explique Mme Ahamada Habiba, la pharmacienne membre de l’équipe de cette mission.
Riwad
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC