Pendant plus de quatre jours, s’est tenu à Nairobi un important séminaire pour le renforcement des capacités des techniques sur les dispositifs in vitro. Les Comores étaient représentées par un technicien de l’ANAMEV et un autre de l’OCOPHARMA. Une bonne expérience pour nos représentants dans la perspective d’une bonne prise en charge des tests in vitro, et éventuellement d’avoir les meilleures informations possibles sur l’état de santé de la personne diagnostiquée.
Du 25 au 29 mai, les participants à cet important atelier organisé en coopération avec le gouvernement kényan et l’OMS, ont tablé sur plusieurs sujets liés au thème sur les diagnostics in vitro. Des présentations techniques sur les dispositifs de diagnostic in vitro, aux sessions pratiques sur le transfert de technologies, en passant par les travaux de groupe, ou encore sur les études de cas, ont jalonnés ces quatre jours. « Nous avons eu des échanges d’expériences entre participants et experts de l’OMS, notamment, sur la mise en œuvre de certaines recommandations dans les pays participants », témoigne l’un des participants comoriens à cet atelier. Aux Comores, cela pourrait se traduire par la mise en place d’un vrai laboratoire biopharmaceutique, pour la fabrication de réactifs in vitro, voir sur la fabrication de différents types de sérums.
Cette formation a été organisée « pour renforcer les capacités des participants dans le domaine des diagnostics in vitro. Faciliter le transfert de technologies vers les pays en développement, tout en améliorant la disponibilité et la qualité des tests de diagnostic » explique Abdoulkarim Moustapha, technicien de l’Agence Nationale des Évacuations Sanitaire, qui y a pris part. Pour lui l’ANAMEV avait tout à gagner à participer à l’atelier : « Cela nous a permis de renforcer nos compétences techniques, d’acquérir des nouvelles connaissance, grâce aux partages d’expériences avec d’autres institutions internationales et l’acquisition de connaissances pour améliorer les pratiques nationales. »
Sur le plan institutionnel, cette participation a permis aux instances comoriennes de développer davantage leurs partenariats avec d’autres organismes africains et d’ailleurs. Mais comme la pharmacie est un monde de recherche perpétuelle, la présence d’une délégation comorienne est d’autant plus importante, en termes d’échanges avec les experts mondialement reconnus, mais aussi avec les organisations internationales. L’atelier a surtout permis aux représentants comoriens de monter en expérience. A charge maintenant aux autorités compétentes de mettre en place les outils nécessaires pour permettre aux techniciens de bénéficier de plus de formations de ce genre et éventuellement la mise en place de vrais laboratoires de recherche dans ce domaine du diagnostic in vitro.
Imtiyaz
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