Construit en 2014 sous le régime Ikililou, le dispensaire de Djoiezi bien équipé arrivait à assurer les soins de base de la population locale. Deux ans plus tard, la structure a été vandalisée et incendiée par des inconnus. L’enquête n’a rien donné jusqu’à ce jour. Ce qui était un joyau sanitaire pour la population de Djoiezi est devenu aujourd’hui un dortoir des oiseaux.
Qui sont ces criminels auteurs de l'acte de vandalisme et d’incendie du dispensaire de Djoiezi ? Quelles ont été leurs motivations ? Des questions qui restent jusqu’à ce jour sans réponse depuis bientôt 6 ans. L’enquête de la gendarmerie n’a rien donné de consistant.
Situé à Mahourani, en haut du terrain de football de Djoiezi, ce dispensaire est complètement passé aux oubliettes. Il a été construit en 2014 sous le régime de l'ex-président Ikililou Dhoinine pour subvenir aux besoins urgents de la population. A cette époque, la structure était bien équipée. Il y avait même un fauteuil dentaire qui avait fait l’objet de remous entre le CHRI de Fomboni qui n'en avait presque pas et le dispensaire de Djoiezi.
Toute sorte de consultation sanitaire de base s'effectuait dans ce dispensaire. Pour assurer la prise en charge des patients, quatre services de santé y étaient installés. À savoir, le laboratoire, la maternité, l'urgence et la médecine. « C'était docteur Mohamed Anthoy, le médecin chef qui travaillait dans ce petit dispensaire. Avec son équipe, ils faisaient du bon boulot, le laboratoire donnait des bons résultats.
Deux ans après, en 2016, tout est parti en fumée, certains matériels volatilisés avant même l’incendie. Ce bâtiment de 8 pièces est transformé en un véritable dortoir d’oiseaux. Aucune initiative de relancer ce dispensaire n'a été prise, pourtant il avait joué un rôle indispensable auprès de la population.
« C’est triste de voir une telle structure réduite à néant » regrette le chef du village de Djoiezi Abdoul-haniyou Assane. En attendant, plusieurs jeunes de la localité font la médecine dans les universités internationales. De Cuba, en passant par la Guinée et le Soudan jusqu'à Madagascar, pas moins de 6 étudiants sont en fin de formation en médecine. N’est-ce pas l’occasion de relancer cette structure afin de contribuer à la couverture sanitaire universelle et à l’amélioration de la santé pour tous tant prônées par les autorités de l’État ?
Riwad
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC