Dans le cadre de la prévention de l’hépatite B aux Comores, l’Ocopharma a fait un appel à la sensibilisation au vaccin contre cette pathologie hier mardi. La maladie a connu un taux de prévalence évalué de 11 % à Mohéli et 6% à Ngazidja.
L’Ocopharma (Office comorien des produits pharmaceutiques en Union des Comores) a lancé officiellement hier mardi une campagne de sensibilisation sur l’hépatite B. Ce rassemblement a réuni le corps médical et paramédical. Devant la presse, le directeur de cette institution a montré l’ampleur de cette maladie dans le pays. Pour cette structure, l’objectif est de couvrir le pays par une vaccination contre la pathologie qui se développe de plus en plus. Pour se faire chacun doit prendre ses responsabilités. « Cette sensibilisation a pour but de couper la chaine de transmission de cette pathologie » a souligné Dr Nakib Ben Ali Mbaraka, le directeur général de l’Ocopharma. Dans l’archipel, le taux de la maladie a une prévalence de 11 % à Mohéli et 6% à Ngazidja.
Dans cette optique, le corps médical appelle les différents services sanitaire régionaux afin d’introduire le vaccin dans les différents îles. Actuellement, seul Mohéli a répondu favorablement à cet appel. « En vue d’éradiquer la maladie, l’Ocopharma a ouvert un site pour la vaccination, avec un prix fixé à 10.800 francs comoriens pour les trois doses, soit 3.600 fc pour une seule dose. Une manière d’encourager la population mais aussi de commercialiser le vaccin dont le délai de péremption est fixé en 2020 », poursuit-il.
Il est à noter que cette maladieest une infection virale qui s'attaque au foie. Le virus se transmet par contact avec le sang ou lors des rapports sexuels. Plus de 250 millions de personnes souffrent d'une infection chronique par le virus de l'hépatite B. A l’échelle mondiale, environs 500 millions des personnes sont atteintes par cette maladie incurable. Et la personne infectée varie de la naissance à l’âge adulte. A cette occasion le docteur Abdourazak appelle à la vigilance et même par l’abstinence. « 80% des personnes possédant le virus, la transmission est faite par voie sexuelle », lance-t-il. D’après lui, la sensibilisation devrait se faire dans les villages, dans les associations féminines, les centres hospitaliers, au niveau des medias mais aussi par des stratégies de prévention et de réduction des risques au niveau des drogues injectables.
Partant d’une estimation mondiale, 20000 hépatites aigues, 800 infectés d’une façon chronique et 40 fulminantes ont été recensés de 1994 à 2007. « L’efficacité de la vaccination contre la maladie doit se faire de l’âge de 11 à 16 ans. Ce qui pourrait permettre d’éviter chaque années 1000 hépatites aigues, de 100 infections chroniques et 5 hépatites fulminantes », conclut-il.
Andjouza Abouheir
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC